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 La constellation bleue [Arrêté]

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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:28

Chapitre 19 : Heureux en amour, malheureux en sport

Sans surprise, c’est Bertko qui avait gagné cette 5ème étape de ce tour Med. En ce qui concerne nos coureurs, Florent Brard était le mieux placé avec une belle 14ème place, quant à Samuel Dumoulin, il avait terminé à la 19ème place.
Au général, Patrice Halgand avait fini 28ème, Samuel à la 39ème position et Florent Brard à la 42ème place. Vandenbroucke avait remporté le classement général.
J’appris aussi que Palumbo avait gagné le tour de Ligurie.
Le lendemain, Eric vint toquer à ma porte.
« -Bonjour, Jean-Philippe, ça va bien aujourd’hui ?
-Oui, ça va, merci et toi ?
-Oui plutôt bien, surtout après ces résultats plutôt convenable pour un début, mais enfin, on peut mieux faire. J’ai quelque chose à t’annoncer, ton voisin de chambre Cédric Vasseur voulait changer de chambre, pour une raison toute bête, il trouvait qu’il faisait plus froid dans les chambres placés de ce côté, alors notre secrétaire s’est porté volontaire pour échanger de chambre avec lui, j’espère que cela ne te dérange pas, me demanda-t-il
-Euh… non ça ne me dérange pas … je ne la connais pas beaucoup, mais … elle a l’air sympa, lui dis-je un peu gêné de devoir mentir.
-Ok, elle déménage aujourd’hui. »
Non seulement cela ne me dérangeait pas, mais en plus, c’était même une très bonne nouvelle, on allait pouvoir se voir toutes les nuits à partir de maintenant. Son ancienne chambre n’était pas si loin de la mienne, mais suffisamment pour prendre un gros risque. Mais maintenant, on pourra se voir sans prendre trop de risque. Elle a vraiment eu une bonne initiative.

Quatre jours plus tard, après des nuits de folies avec Natacha, dans ma chambre, ou dans la sienne d’ailleurs, je me trouvais à lire L’Equipe, devant mon café. Dans la partie consacrée au cyclisme, toujours très minime, j’ai pu lire que Cipollini avait remporté le Trophée Laigueglia, et Héras avait gagné la Route d’Andalousie. Demain, se jouera le GP du Haut-Var, dirigé encore par Bernard. Ma prochaine course sera après-demain, avec la Classique Haribo, pour les grands et les petits j’ai envie de dire.
« Salut, Jean-Philippe, entendis-je derrière moi »
C’était Bernard Quilfen.
« -Ah, salut Bernard, prêt pour demain, tu as déjà la liste des coureurs ?
-Oui, Eric vient de me la donner, il s’agit de Samuel Dumoulin, Loïc Lamouller, Patrice Halgand, Ludovic Auger, Frédéric Bessy et Nicolas Fritsch.
-Ok, ça sera difficile, mais j’espère que vous aurez de la réussite.
-Oui, et puis je te donne tout de suite la liste pour après demain, pour le Trophée Luis Puig, comme ça tu connaîtras les coureurs que tu ne peux pas utiliser pour la classique Haribo, puisque les deux courses se jouent en même temps. J’aurais à ma disposition : Samuel Dumoulin, Jimmy Casper, Arnaud Coyot, Yannick Talabardon, Thomas Terretaz et Florent Brard.
-D’accord, je verrais avec Eric, la liste pour la Classique Haribo »

Le lendemain, aux alentours de 17 heures, j’allumais mon poste de radio pou connaître les résultats du GP de Haut Var. C’était un Euskaltel qui avait gagné la course, plus précisément David Etxebarria. Pour nos coureurs Cofidis, les résultats n’étaient pas fameux, puisque le mieux placé fut Nicolas Fritsch avec une 20ème place, puis viennent Ludovic Auger, 29ème, et Frédéric Bessy, 42ème.
Je suis, ensuite, aller chez Eric, pour les raconter ces résultats, il avait l’air très heureux de les entendre, d’ailleurs, mais aussi pour connaître la liste des coureurs qui partiront demain avec moi pour la Classique Haribo.
Patrice Halgand, Loïc Lamouller, Ludovic Auger, son frère Guillaume, Frédéric Bessy et Nicolas Fritsch, faisaient partis de cette liste. Patrice était le leader, j’avais comme ordre de l’aider à gagner cette course.

Le lendemain, nous sommes partis très tôt pour le Sud, en quête de victoire sur cette Classique Haribo. Patrice se sentait bien, c’était de bon augure. Hier, Eric n’avait pas l’air heureux, on avait plutôt intérêt à lui apporter un bon résultat, aujourd’hui.
Mes coureurs se sont placés sur la ligne de départ, au côté de coureurs comme Boogerd, Etxebarria et Merckx. Cela s’annonçait donc très difficile.
Trois coureurs sont partis très tôt. A 160 km de l’arrivée, j’ai envoyé Frédéric Bessy et Loïc Lamouller travailler en tête du peloton.
Après je suis rentré en contact avec Patrice Halgand :
« -Patrice ?
-Oui, quoi ?
-Comment te sans-tu ? lui demandai-je
- Très bien, j’ai de très bonne jambe.
-Tant mieux, dès qu’un favori attaque, tu le suis, ok ?
-Ok, chef »
Ensuite plusieurs coureurs moyens sont sortis du peloton, Patrice n’a pas bronché. Alors, j’ai dit à Frédéric Bessy d’y aller pour assurer le coup.
A 100 km, toutes les échappées étaient réunies dans un groupe dans un groupe de 14 coureurs, dont Frédéric. A50 km, Boogerd a attaqué, c’est pourquoi, Patrice Halgand y est allé aussi.
Malheureusement, devant Frédéric s’est fait distancer par le groupe de tête.
Des coureurs sont revenus de l’arrière sur le duo Boogerd-Halgand.
A 20 km du terme, le groupe de tête eut 2 minutes d’avance sur le groupe des favoris. A 2 km, les deux groupes se rejoignirent, le suspense reste entier.
Patrice Halgand a malheureusement terminé dans les derniers du groupe, il n’a fini qu’à la 16ème place. C’est Dean qui a remporté la course.
J’ai, ensuite, téléphoné à Bernard pour connaître ses résultats
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:30

Chapitre 20 : Une histoire belge

Je n’entendis pas grand-chose, mais je compris quand même que le coureur le mieux placé de son équipe fut Yannick Talabardon, avec un 12ème position, et Candido Barbosa avait remporté ce Trophée Luis Puig.
Ensuite, il avait l’air déçu quand je lui aie appris mes résultats. Il y avait de quoi. C’est dommage que Patrice Halgand n’ait pas pu remporter cette course, il ne lui a pas manqué beaucoup. En tout cas, c’est Eric qui va encore être fâché.

Dans la nuit, nous sommes rentré, et je me suis précipité dans ma chambre. Natacha s’y trouvé, elle était allongée sur le lit. Mais elle ne dormait pas, elle m’attendait.
« -Je t’attendais, Jean-Philippe, je voulais qu’on passe des bons moments cette nuit.
-Oui, mais il est tard, et je suis très fatigué, je peux vraiment rien faire cette nuit, désolé. »
Elle avait l’air déçue et frustrée, moi aussi, je l’étais, mais j’étais trop fatigué pour ressentir quoi que ce soit. Je me suis endormi tout de suite.
Le lendemain matin, Natacha avait l’air de vouloir se rattraper du « vent » que je lui avais mis quelques heures plus tôt, puisque j’étais à peine réveillé, qu’elle me fit une petite gâterie. C’était pas mon truc le matin, mais enfin, j’allais pas la repousser une deuxième fois, et puis en plus, je l’ais pas regretté.
Ensuite, j’ai fait un tour du côté de l’infirmerie, pour avoir des nouvelles des blessés. Christian Blanchard m’a indiqué que les trois coureurs indisponibles progressaient vite. Cyril Dessel, enrhumé, allait revenir dans deux jours, Cédric Vasseur, blessé au poignet pendant l’entraînement, va revenir pour fin février, et David Moncoutié, le grand blessé, serait probablement indisponible jusqu’en Juin ou Juillet, et donc incertain pour le Tour de France. Tout ça pour une blessure en faisant la cuisine.

J’ai ensuite rencontré Eric dans la cours.
« -Salut, Eric.
-Salut, ça va ce matin ?
-Oui, plutôt pas mal, merci.
-Ah oui, je doit te prévenir que j’ai envoyé notre recruteur, Marc Chirat, en Bretagne pour nous trouver de nouveaux espoirs.
-Ok, mais je comprends pas, je croyais qu’on devait recruter que des coureurs français, lui dis-je en plaisantant. »

Cinq jours plus tard, je me préparais pour partir avec Bernard et certains coureurs, pour la Belgique. Nous allons y rester, ensemble, deux jours, car deux courses nous y entendent : Gand-Lokeren, managé par Bernard, et Kuurne-Bruxelles-Kuurne, par moi-même. Cette dernière sera forcément spéciale pour moi, puisque c’est pendant celle–ci, il y a huit ans, que j’ai dû abandonné tout espoir de devenir un jour un grand coureur, à cause de cette fichue blessure. Je l’ai, d’ailleurs, toujours en travers de la gorge, à défaut de l’avoir, encore, dans le genou.
Nous étions prêt, avec Bernard et les huit coureurs qui devaient participer aux deux courses : les frères Auger, Jimmy Casper, Samuel Dumoulin, Yannick Talabardon, Arnaud Coyot, Florent Brard, Loïc Lamouller.
Deux courses de pavés nous attendaient, il nous sera donc difficile d’avoir de bons résultats.
Arrivés à Gand, Bernard parti avec les coureurs pour la course, moi j’ai décidé d’y aller plus tard, et d’attendre les coureurs à l’arrivée.
Après m’être reposé un petit peu, je suis parti, direction Lokeren. Arrivé à destination, je vis que la course fut déjà terminée. Sur le podium, j’aperçu Hammond, qui devait être le vainqueur.
Ensuite, je suis allé à la rencontre de Bernard, qui se trouvait toujours dans la voiture. Il m’annonça que Jimmy Casper avait terminé 38ème, et il était le mieux placé des Cofidis. Etant donné que nos coureurs n’étaient pas des spécialistes des pavés, nous nous attendions à un résultat de ce type.

Le lendemain, après avoir appris que Bossoni avait gagné le tour de Lucques, et Cardenas, le tour de Valence, devant Virenque.
C’était donc à mon tour, aujourd’hui, Bernard avait décidé de m’accompagner dans la voiture.
Les meilleurs spécialistes des pavés se trouvaient là, Boonen, Museeuw, ainsi que Hammond. Quelques coureurs sont partis tôt, dont Ludovic Auger, pour se montrer.
Ce groupe était toujours devant, lorsqu’on se trouvait sur le fameux deuxième secteur pavés, là où je m’étais blessé. Des mauvais souvenirs me vinrent dans la tête, mais la belle échappée de Ludovic me les fit oublier.
A 70 km de l’arrivée, après avoir lâché ses compagnons d’échappée, un groupe de costaux ont rattrapé Ludovic Auger… puis lâché.
A 30 km, un groupe de 25 coureurs l’ont dépassé, un groupe dans lequel se trouve toujours Jimmy Casper. Cependant, il y avait toujours cinq hommes devant.
A 20 km du terme, Jimmy se fit lâcher. C’est Boonen, sans surprise, qui remporta la mise, et Jimmy Casper se classa, finalement, 24ème.
Voila, ce séjour en Belgique se concluait sur un résultat, certes moyen, mais conforme à nos attentes.

Dans la soirée, on était rentré au siège, un peu éprouvé, c’est d’ailleurs pour ça, que j’ai conseillé à tous les coureurs d’aller se coucher vite. Pour ma part, j’en ai fait de même. J’ai ouvert la porte de ma chambre, j’ai allumé la lumière, et j’ai trouvé un bout de papier sur mon lit. Voici ce qui était écrit : « Coucou, mon chérie, c’est Natacha, rejoins-moi dans le sous-sol, dans la salle du fond. »
Tiens, voilà qu’elle me donne rendez-vous dans le sous-sol, qui plus est un endroit où je ne suis jamais allé. Pour accéder au sous-sol, il fallait passer par dehors. Et oui, c’est bizarre mais c’est comme ça.
La porte du sous-sol était entrouverte, c’est étrange puisque l’entrée était interdite aux coureurs et évidement aux passants. Seuls Eric, Bernard et Natacha ont la clé, alors pourquoi aurait-elle pris le risque de laisser cette porte ouverte. Enfin bref, je lui demanderais quand je l’aurais rejointe.
J’entrai dans la cave, je descendais les escaliers, qui était assez étroits et sals. Arrivé en bas, je me dirigeais vers la salle qui se trouvait au fond, comme convenu sur le mot de Natacha.
Je trouvais bizarre qu’aucune lueur ne sorte de la pièce, soit je me trompais de pièce, soit elle était tellement folle, qu’elle m’attendait dans le noir total.
Je poussais cette porte, qui n’était pas complètement fermée, et je l’appelai, mais, pas de réponse…étrange…
J’allumai la lumière, j’ai d’ailleurs eu du mal à trouver l’interrupteur. La lumière allumée, je pus regarder autour de moi.
C’est alors que je vis avec horreur, Natacha allongée par terre, du sang coulant sur et à côté d’elle.
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:30

Chapitre 21 : Nouveau malheur pour Natacha

Toute sa poitrine était remplie de sang, si j’étais une fille, je me serais sûrement mis à crier très fort. Mais j’étais quand même très paniqué, je me suis précipité sur elle pour voir si son cœur battait encore, et heureusement, il battait. J’ai sorti mon téléphone portable de ma poche, pour appeler les urgences, mais mes doigts tremblaient, j’ai appuyé deux fois sur le 5, ça a fait 155, au lieu de 15.
Le numéro enfin correctement tapé, j’eu quelqu’un au bout du file :
« -Allo, urgences Nord-Pas de Calais, bonsoir, que peut-on faire pour vous ? me demanda une grosse voix de femme, un peu genre Maïté, mais sans l’accent.
-Bonsoir… euh… j’ai une amie, enfin une collègue qui vient d’avoir un accident, elle saigne énormément, on se trouve à Marcq-en-Baroeul… dans le sous-sol du siège Cofidis, lui répondis-je, un peu en bégayant.
-Ok, une ambulance arrive tout de suite. »
Voila, ça, c’était fait. Mais comment prévenir Eric et les autres. Ils vont s’apercevoir que je suis entré dans le sous-sol.
Bon tant pis, j’ai décidé de rester près de Natacha jusqu’à l’arrivée des urgences.
Mais qui a bien pu lui faire ça ? Et comment cette personne a-t-elle pu entrer ici ? Tant de questions auxquelles il était impossible de répondre pour l’instant.
Dix minutes plus tard, j’entendis les ambulances arriver. Je suis sorti de la pièce pour leur indiquer où la blessée se trouvait.
Ils étaient trois, tous avec les vêtements d’ambulancier. Ils étaient grand, costaux, la quarantaine, comme on peut les imaginer quoi.
Deux d’entre eux se sont baissé vers elle, et ont fait des petites manipulations, peut-être pour voir ce qu’elle avait, et si c’était grave.
Le troisième ambulancier s’est approché de moi, et m’a dit de sortir de la pièce avec lui. Il a commencé à me poser des questions :
« -Quand l’avez-vous découverte ?
-Il y a 20 minutes environ.
-Vous savez ce qui a pu se passer ?
-Non, pas du tout, je devais la rejoindre… enfin je veux dire que… Bon ce que je vais vous dire va rester entre nous j’espère, j’avais rendez-vous avec elle, ici, et quand je suis entré, elle était comme ça, voila, lui déclarai-je.
-Ok, vous pouvez m’emmener vers d’autres personnes qui pourraient se trouver dans l’immeuble ?
-Oui, bien sûr, il y a tous les coureurs, Eric Boyer et Bernard Quilfen, lui annonçai-je tout en marchant. »
Je l’ai ensuite présenté à Eric et Bernard, avant de leur annoncer que Natacha avait eu un grave problème. Eric m’a évidement demandé ce que je faisais dans la cave, alors je lui ai répondu que j’étais intrigué par le fait que la porte était ouverte, alors je suis entré pour voir. Il avait l’air de me croire.
Quand nous sommes sorti, Natacha était déjà installé dans l’ambulance, ils avaient l’air très pressés. Elle avait un gros pansement sur tout le haut de son torse. Eric a demandé aux deux autres ce qu’elle avait, ils ont parlés d’hémorragie externe. Ils ont dit aussi que celui qui lui avait fait ça, a raté le cœur de peu, et qu’elle avait perdue beaucoup de sang, il fallait donc qu’ils l’emmènent à l’hôpital au plus vite.
C’est par dégoût que j’ai dû la laisser partir sans moi. Vu qu’Eric et les autres étaient là, je ne pouvais pas trop m’investir.
Ensuite, Eric m’a remercié d’être entré dans le sous-sol et de l’avoir secourue. J’étais surpris de ses félicitations.

Après une nuit blanche, je me suis précipité dans ma voiture pour avoir des nouvelles de Natacha.
A l’hôpital, après m’être renseigné sur son numéro de chambre, j’y suis allé. Une infirmière m’a conseillé de ne pas entrer, car elle était encore sous le choc. Je l’ai vu par la vitre, et effectivement elle était pâle, mais elle avait l’air d’aller mieux qu’hier.
Cette même infirmière m’a informée que son état était stationnaire, le médecin avait réussi à stopper son hémorragie, mais qu’elle devait se reposer.
J’ai conclu qu’elle avait surtout de la chance que son cœur n’eut été que frôlé.
Ensuite, je suis rentré au siège, et je vis une voiture de flics stationnée dans le parking Cofidis. Les policiers se trouvaient dans le sous-sol. J’y suis allé pour en savoir plus. Quand ils m’ont vu, ils m’ont dit de ne pas m’approcher. Un policier s’est approché de moi.
« -Bonjour, monsieur, où étiez-vous hier soir entre 22 heures et 22 h 30 ? me demanda-t-il»
Ah, l’éternelle question, pensais-je en plaisantant.
« -En fait, c’est moi qui l’ai trouvée hier soir, lui répondis-je.
-Ah ! C’est vous ! Quand vous êtes entré dans le sous-sol, avez-vous vu ou entendu quelque chose d’étrange, ou quelque chose d’inhabituel ?
-Ben, en fait, c’est la première fois que je viens ici, mais j’ai rien remarqué d’étrange.
-Qui est, pour vous, cette jeune femme ?
-Euh… Une collègue assez proche, disons. Mais que font vos hommes, et pourquoi ?
-Ils relèvent des empreintes, car il y a eu une tentative de meurtre sur votre collègue, hier soir »
Oui c’est vrai, j’étais tellement concentré sur l’état de Natacha, que j’avais pas vu cette affaire sous cet angle, c’était donc très sérieux. Ah, si j’attrapais celui qui lui a fait ça.
Par la suite, ils ont pris mes empreintes pour ne pas les confondre, et ils sont partis.

En fin de matinée, je suis entré dans ma chambre. Un mot s’y trouvé, sur mon bureau. Je me suis inquiété car la dernière foi que quelqu’un m’avait laissé un papier dans ma chambre, ça a amené Natacha à l’hôpital.
Sur cette lettre, il était écrit : « de la part d’Eric ».
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:31

Chapitre 22 : L’enquête corsée

Je l’ouvris, en me demandant ce qu’il avait bien pu écrire sur ce mot. Il était écrit :

« Salut, Jean-Philippe, vu l’actualité en ce qui concerne notre pauvre secrétaire-standardiste, j’ai préféré t’annoncer le programme du mois de Mars, par lettre, au lieu de vous le dire dans mon bureau. Voici ce programme :
- Paris-Nice, qui sera managé par toi, du 7 Mars au 14 Mars,
- Tirreno-Adriatico, par Bernard, du 10 Mars au 16 Mars,
- Milan-San Remo, par toi le 20 Mars,
- la Classique de Cholet, par Bernard, le 21 Mars,
- la Semaine Catalane, par Bernard, du 22 Mars au 26 Mars,
- et la Triptyque internationale, par toi-même, du 26 Mars au 28 Mars. »

C’est très respectueux de sa part, de travailler différemment avec ce qui arrive pour Natacha. Mais malheureusement, l’UCI n’allait sûrement pas arrêter les courses pour une simple secrétaire. Il fallait donc bientôt reprendre du service, alors que le mental et la motivation n’y étaient pas. C’est peut-être cela qu’on appelle le professionnalisme.

Ensuite, je suis descendu, et j’ai vu Eric, qui se trouvait à la place habituelle de Natacha, à l’entrée. Si elle n’avait rien de très grave, j’en aurais sûrement été mort de rire de le voir assis là.
« -Alors, Eric, que fais-tu là ? lui ai-je demandé.
-Ben il faut bien que quelqu’un fasse son travail, d’ailleurs je vais embaucher une intérimaire à partir de demain, parce que je n’ai pas le temps de faire son travail.
-Ah, d’accord, ça m’a surpris de te voir là.
-Qu’est que tu penses de cette affaire, Jean-Philippe ? me demanda-t-il, inquiet, d’après les flics, il y a eu une tentative de meurtre, c’est pas possible.
-Ca fait peur, j’ai aussi du mal à le croire, mais je me demande surtout pourquoi elle, lui répondis-je
-Oui, mais je pense tout simplement qu’elle s’est trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment.
-Peut-être…conclus-je. »

Le lendemain, je me suis réveillé plus tard, puisqu’on avait une petite semaine de trêve, qui se trouvait au bon moment d’ailleurs. Je suis descendu pour dire bonjour à la nouvelle secrétaire.
Quand je la vis, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Non ça ne peut pas être elle !? Non !? Je dois être en train de rêver !? A la place de Natacha, se trouvait mon ex-femme. Je n’en croyais pas mes yeux, mais trop tard pour reculer, elle m’avait repéré.
« -Bonjour, Jean-Philippe, tu dois être surpris de me voir là, n’est-ce pas ?
-Ah ben, oui, pour être surpris, je suis surpris, que fais-tu là, Christine ?
-J’ai perdu mon emploi, l’entreprise pour laquelle je travaillais a délocalisée en Bulgarie, alors j’ai regardé sur Internet, pour trouver un nouveau travail, et j’ai vu que vous recherchiez une secrétaire-standardiste intérimaire. Alors je me suis dis qu’il fallait que je tente ma chance.
-Mais comment vas-tu faire, tu n’habites pas tout à côté, et puis ton mari ?
-Je suis installé à l’hôtel pas loin d’ici, et je rentrerais tous les week-end pour revoir mon mari.
-Je vois que tu n’es plus aussi fâchée que la dernière fois qu’on s’est rencontré, lui dis-je.
-Tu vas bien mieux maintenant, je n’ai plus de raison d’être fâchée. »
On a encore parlé pendant plusieurs minutes, avant qu’elle reprenne son boulot. Eric aurait quand même pu me prévenir. J’espère qu’elle ne découvrira pas mon histoire avec Natacha. On était, certes, plus ensemble, mais cela ne la regardait pas.

Le lendemain, un enquêteur se trouvait au siège pour interroger tous les coureurs et les autres employés. Les interrogatoires ont durés presque toute la journée. J’ai discuté un peu avec David, c’est comme ça qu’il m’a dit qu’il s’appelait. Il était très sympathique, et il m’avait l’air très compétant pour cette affaire. Il devait avoir dans les 30 ans, les cheveux grisés, il était grand et très mince, il devait être sportif.
Apparemment, les employés ne lui ont pas parus être des coupables potentiels, mais il se méfiait tout de même. Il m’a aussi indiqué que ce genre d’agressions était plus fréquent que ce que les gens peuvent s’imaginer. Il m’a conseillé de faire bien attention dorénavant.

Quelques jours plus tard, je suis allé à l’hôpital pour voir Natacha, je me suis dit que là elle devait aller mieux. Quand je suis arrivé, elle était assoupie, alors je l’ai réveillé. Elle était heureuse de me voir, je l’ai serré dans mes bras avant de l’embrasser.
« -Je suis vraiment très heureuse de te voir, mais pourquoi n’est-tu pas venu plus tôt ?
-Parce qu’une infirmière m’a conseillé de te laisser te reposer.
-Ah oui, c’est vrai que je progresse lentement, je trouve. D’ailleurs j’ai encore beaucoup de mal à me lever. Pour parler de l’autre soir, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me souviens être entrée dans la cave, et là… le noir total.
-Ok, mais repose-toi, les policiers devraient bientôt venir pour te poser des questions. »
C’est là que je l’ai quittée, sans lui annoncer que mon ex-femme l’avait remplacé au siège. Je ne pouvais pas, ça l’aurait trop inquiétée.
A l’entrée de l’hôpital, je rencontrai David, le flic de l’autre jour.
« -Bonjour, David, vous avez des nouvelles ?
-Salut ! Non, malheureusement pas encore, si ce n’est qu’il semblerait qu’aucun des employés de votre équipe ne soit impliqués dans cette tentative de meurtre. Ce sont les empreintes qui nous font penser ça. Je suis venu interroger la victime pour en savoir plus.
-Très bien, mais faite doucement, elle n’est pas encore au mieux, lui conseillai-je. »

Le lendemain, David est venu me parler de ce que Natacha lui avait dit. Elle lui a dit exactement ce qu’elle m’avait dit. Personne n’était vraiment accusé pour l’instant, mais pour David, c’était soit un passant fou, ou soit une ancienne connaissance de Natacha qui lui en voudrait. Mais elle est restée assez évasive à ce sujet.
Etant donné que je devais partir pour Paris dans deux jours, pour Paris-Nice, je lui ai donné mon numéro de téléphone pour qu’il puisse me donner des nouvelles, pendant la course.
En fin de journée, Eric m’a invité à venir dans son bureau, pour me donner la liste des coureurs pour la première grande course de la saison.
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:33

Chapitre 23 : And the coupable is…

Je suis arrivé dans son bureau, et il m’a donné une feuille sur laquelle se trouvait les huits noms pour Paris-Nice, après-demain.
Il s’agissait de Jimmy Casper, Patrice Halgand, Ludovic et Guillaume Auger, Florent Brard, Nicolas Fritsch, Loïc Lamouller et Cyril Dessel.
« -Je suppose que gagner une étape avec Jimmy, et faire un bon classement avec Patrice Halgand sont les principaux objectifs ? lui demandai-je.
-Bien vu Jean-Philippe, mais vu que nos résultats sont assez moyens depuis le début de la saison, je veux que ces objectifs soient réalisés, car Paris-Nice est l’une des courses françaises les plus importantes. Les médias s’attendent forcément à nous voir à notre aise, étant donné que j’avais parlé des courses en France comme objectif, lors de la conférence de presse de début de saison.
-Oui, je suis sûr que les coureurs feront leur maximum. »
Je suis sortie de son bureau, puis j’ai parlé aux coureurs concernés, ils m’avaient l’air motivés et en forme, surtout Patrice Halgand, qui a fêté son anniversaire en début du mois.
Ensuite, j’ai discuté avec Christine. Ca me gène toujours de la voir là, à la place de Natacha. Elle m’a souhaité bonne chance pour Paris-Nice. Elle se montrait trop gentille avec moi, et puis j’avais l’impression qu’elle me regardait comme au début de notre relation, j’espère qu’elle n’avait pas comme idée de se remettre avec moi. Je ne suis pas un mouchoir qu’on utilise puis qu’on jette, et qu’on réutilise. Enfin, bref, je m’enflammais peut-être trop vite.
Le soir, après avoir rendu une petite visite à Natacha, j’ai appelé David, pour voir si l’enquête avançait. Mais, il n’avait toujours pas de piste, il m’a dit qu’il m’appellerait quand il aura des nouvelles.

Le lendemain après-midi, nous sommes partie en direction de Paris, enfin plus précisément de Chaville, puisque c’est la où partira la 1ère étape de demain.
Après la présentation, habituelle pour une course hors catégorie, des équipes, j’ai eu l’honneur d’être interviewé par un journaliste de L’Equipe.
« -Bonjour, Mr Roy, voulez-vous bien accepter d’être interrogé ?
-Oui, bien sûr, avec plaisir, lui ai-je répondu.
-Vous êtes nouveau cette année, c’est votre première grande course, vous avez une certaine appréhension ?
-J’ai la même appréhension que pour les autres courses, en fait, pour moi il n’y a pas de petites courses. Mais c’est vrai qu’au niveau des objectifs de l’équipe, c’est une course très importante.
-Pensez-vous pouvoir gagner Paris-Nice, avec Patrice Halgand ?
-Pas vraiment, il faudrait profiter de concours de circonstance, mais nous visons déjà une place dans le top 5, pour Patrice.
-Une place dans le top 5, est-ce que c’est votre seul objectif ?
-Non évidement qu’avec un sprinter du niveau de Jimmy Casper, nous devons espérer une victoire d’étape, mais il ne sera pas le seul sprinter à espérer cela.
-D’accord, et merci d’avoir accepter notre interview, à bientôt peut-être.
-Au revoir, et merci. »
Plus tard, nous nous sommes couché, et j’étais inquiet de ne pas avoir de nouvelles, ni de Natacha, ni de David. J’espère qu’il retrouvera cet enfoiré.

Le lendemain matin, les coureurs se sont levés tôt pour préparer le contre-la-montre du jour. Florent Brard était le plus motivé, il espérait faire une petite perf’.
En début d’après-midi, les coureurs s’échauffaient en attendant leur départ. Jimmy Casper était le premier Cofidis à partir, pour qu’il ait plus de temps de repos en vue de l’étape de demain. Mais son classement fut le reflet de sa motivation du jour.
Les coureurs partaient les uns après les autres, le seul à se distinguer était Ludovic Auger, qui a pris une 6ème place provisoire. Le dernier Cofidis à partir était bien sûr Florent Brard, je ne pensais pas que ça allait le ravir, mais sa 18ème place provisoire, lui a quand même donnée le sourire. Il a terminé finalement 23ème, Ludovic Auger, lui, a finit à la 28ème place.
Par la radio, j’ai pu apprendre que Cardenas avait remporté la Route de Murcie.

Dans la soirée, alors que j’allais m’endormir, mon téléphone sonna. C’était David, l’enquêteur :
« -Allo, David, qu’y a-t-il ? lui demandai-je.
-J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi. La bonne : j’ai trouvé le coupable de l’agression de ta collègue Natacha.
-Ah, c’est très bien, mais c’est quoi la mauvaise nouvelle ?
-C’est toi le coupable ! Je suis désolé, m’annonça t-il d’un ton sec.
-Quoi ! Mais c’est pas possible, tu te trompes…
-Non, des policiers vont venir te chercher tout de suite, pour t’emmener en prison, me coupa-t-il. »
Puis, je me suis retourné, et deux flics me prirent par les épaules. Alors j’ai crié : « NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN ! »

C’est alors que je me suis réveillé. J’étais sonné de ce cauchemar, il avait l’air tellement réel. Mais en tout cas, c’est bizarre qu’il m’ait accusé, même si cela n’était qu’un rêve.
Le lendemain, Jimmy Casper était le premier à se lever, pour se préparer à l’étape de jour, où il aura probablement sa chance.
Les principaux sprinters présents étaient Petacchi, Boonen et McEwen. Ca ne sera donc pas simple de s’imposer pour Jimmy.
Au bout de 40 km, des coureurs sont partis, j’ai dit aux miens de ne pas y aller car l’échappée n’ira certainement pas au bout. Et comme prévu, ils se sont fait reprendre à mi-course.
Ludovic Auger avait des fourmis dans les jambes et à 50 km de l’arrivée, il a décidé d’attaquer. Mais après seulement 10 km d’échappée solitaire, il se fit reprendre. L’étape va sûrement se jouer au sprint.
Le sprint était bien lancé par Jimmy Casper, mais Polack était le plus intelligent, et il gagna la mise. Jimmy a terminé quand même 3ème, juste derrière McEwen.
Je suis allé réconforter Jimmy :
« -Meeeerde ! Si j’avais pas lancé le sprint aussi tôt, j’aurais pu gagner, me dit Jimmy, quelque peu énervé.
-Peut-être mais c’est pas grave, tu as fait ton maximum, le réconfortai-je ».

En début de soirée, David m’appela. Un moment j’ai pensé au cauchemar de cette nuit, mais cette fois, ça n’en était pas un.
« -Allo, David ? »
-Salut, Jean-Philippe ! J’ai une superbe nouvelle : on a trouvé le coupable.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:34

Chapitre 24 : La psychose du héros

-Ah oui ?! C’est génial, mais tu en es sûr ? C’est qui ?
-Quasiment sûr, en fait, il s’agirait d’un ex-petit ami de Natacha, elle m’a dit qu’elle se souvient l’avoir reconnue.
-Un « ex » ? Si c’est ça, elle a des « ex » très louches.
-En tout cas, nous allons tâcher de le retrouver, pour voir si les traces lui correspondent bien.
-Ok, bonne chance, lui souhaitai-je. »
Nous tenons peut-être enfin l’agresseur de Natacha. Mais pourquoi s’en souvient-elle seulement maintenant ? Et pourquoi, un « ex » l’aurait-elle agressé ? C’est vrai que si elle me quittait, je le prendrait mal, mais pas au point de la tuer.
J’ai décidé de l’appeler pour en savoir plus.
« -Allo ma chérie ?
-Oui, salut, ça va ?
-Oui, ça va très bien, Jimmy Casper a obtenu une 3ème place aujourd’hui. Mais je t’appelle parce que David m’a dit qu’il se pourrait bien que ça soit un « ex » à toi, qui ait tenté de te tuer.
-Oui, effectivement, me répondit-elle.
-Mais pourquoi tu te souviens l’avoir reconnu seulement maintenant.
-Ca fait un moment que j’y pense, mais j’en suis pas certaine, et puis ça me gène de devoir te parler des amants que j’ai eu pendant qu’on ne se voyait plus.
-Ah ! Mais c’est pas grave, je m’en doute que tu en as eu, lui répondis-je aussitôt.
-Oui, mais bon, c’était pas très sérieux, mais on s’est quitté de façon virulente, il l’avait très mal pris. En fait, pour ne rien te cacher, nous sortions encore ensemble quand tu es revenu et je l’ai quitté pour toi. Il est très jaloux, je pense qu’il pourrait essayer de te faire du mal, alors fais bien attention à toi. Je ne veux pas te perdre, m’annonça-t-elle.
-Ok, ne t’inquiète pas, il ne me fait pas peur. »
Je ne pensais pas qu’elle pourrait sortir avec des hommes comme ça, mais enfin bon, la jalousie peut faire faire des choses folles.

Le lendemain, après cette soirée loufoque, il fallait replonger dans la course. En l’occurrence, la 3ème étape de Paris-Nice, qui était relativement plate malgré deux petites bosses vers le final, mais qui j’espère, ne gêneront pas Jimmy.
Bodrogi était le porteur du maillot de leader avant cette étape.
Un groupe de huit coureurs part tout de suite, mais il se fit reprendre à 100 km de l’arrivée.
30 km plus tard, la première petite bosse arriva, je suis alors entré en contact avec Jimmy, qui se trouvait au milieu du peloton :
« -Jimmy, tu te sens bien ?
-Oui, pour l’instant ça va.
-Ok, tiens bien, ça ne dure que quatre km. »
Pendant ce temps, trois sprinters sont partis à l’avant : Boonen, Petacchi et McEwen. Surprenant comme situation.
Au sommet de la deuxième côte, Jimmy Casper s’est retrouvé dans les dernières positions du peloton. Je lui ai dit de s’accrocher, car après ça descend jusqu’à l’arrivée. McEwen se fit reprendre, mais les deux autres étaient toujours devant. Trois de mes coureurs sont allés travailler en tête du peloton, alors que Jimmy était à nouveau bien placé.
Les échappés avaient 1 min. d’avance à 10 km du terme, c’était bien parti pour eux.
Ils ne seront pas rattrapés, et Petacchi gagna le duel facilement. Derrière, Jimmy a réussit un beau sprint, il a pris la 4ème place de l’étape, juste derrière McEwen. J’étais satisfait, car il montrait une belle régularité.
C’est Botero qui a pris le maillot jaune à Bodrogi, qui s’est fait lâcher.

Ensuite, en allant à l’hôtel, je faisais très attention aux personnes qui marchaient derrière moi. C’est mon côté paranoïaque. Le pire, c’était que je ne savais pas du tout à quoi il ressemblait, il pouvait être chauve, avoir les cheveux court, long, il pourrait être mince, gros, être brun ou blond. Bref, je ne savais pas à qui j’avais à faire.
Mais si ça se trouve, je me prenais la tête pour rien, il ne tentera peut-être même pas de me tuer.

Le lendemain, les coureurs sont allés au départ de la 4ème étape, qui était assez vallonnées. On devrait en savoir plus au sujet de Patrice Halgand, qui était à ce moment 50ème. Mais en tout cas, il faisait parti des favoris du jour, d’après les spécialistes. D’ailleurs, il a dû répondre à une interview d’Eurosport. Après, il m’a dit qu’il leur avait annoncé qu’il se sentait bien et qu’il tenterait un coup.
Dés le départ, quelques coureurs étaient partis, dont Cyril Dessel.
A 60 km de l’arrivée, Patrice a tenté de s’échapper avec d’autres coureurs, mais rien à faire, le peloton allait trop vite.
Finalement, c’est un groupe de 32 coureurs qui s’est présenté à l’arrivée, dont Patrice, et encore des sprinters comme boonen et Petacchi.
C’est le finisseur belge qui l’a emporté. Quant à Patrice Halgand, il avait terminé à une honorable 9ème place.
Pendant ce temps, en Italie, Bernard Quilfen était en train de finir la 1ère étape de Tirreno-Adriatico avec ses coureurs.
Quelques minutes après la fin de ma course, il m’a appelé :
« -Allo, Jean-Philippe ? Alors ?
-Patrice a fait 9ème ! Il terminé dans le groupe de tête, il est à 1 min. 40, au général, du leader Botero.
-Ok, c’est bien, tu lui diras de continuer comme ça, me conseilla-t-il.
-Et toi, ça s’est passé comment ?
-La 1ère étape s’est jouée au sprint, Samuel Dumoulin, le mieux placé, a fait 18ème. Mon équipe est composée de coureurs en méforme, comme : Luis Perez, Frédéric Bessy, Bingen Fernandez, Daniel Atienza, Inigo Cuesta, Arnaud Coyot et Yannick Talabardon.
-Ok, bonne chance quand même pour la suite. »

Plus tard, je suis rentré à l’hôtel, avec toujours cette paranoïa en chemin, j’aurais mieux fait de rentrer dans le car avec les coureurs. Vivement que David retrouve cet enfoiré d’agresseur, car il y en a marre.
Arrivé dans ma chambre, je me suis assis sur le lit, et j’ai décidé d’appeler David, pour avoir des nouvelles.
« -Allo David ?
-Oui, c’est moi.
-Comment vas-tu ? Ça avance ?
-Ben pas vraiment, nous ne l’avons toujours pas retrouvé. Apparemment, il n’habite plus là où il habitait quand il était avec Natacha. Donc on ne sait pas trop où chercher, elle m’a dit qu’il était plutôt grand, brun, et assez musclé. En tout cas, fait attention...
-Oui, je sais, Natacha m’a dit qu’il pourrait essayer de me tuer… »
C’est alors que j’entendis du bruit venant de la salle de bain. J’ai posé mon portable sur le lit, et je me suis levé. Mais je n’eu pas le temps d’aller jusqu’à la porte de la salle de bain, qu’elle s’ouvrit. Un homme plutôt grand, les cheveux bruns et assez baraqué se trouvait là, avec un pistolet à la main…
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:35

Chapitre 25 : La bonne idée de Jean-Philippe

C’est une sensation très bizarre de se retrouver avec une arme à feu braquée sur vous. On a l’impression de sauter dans le vide, c’est alors que j’ai repensé à ce moment, il y a quelques mois de cela, quand j’allais sauter de la tour, afin de me foutre en l’air. J’avais un peu la même sensation. J’ai aussi pensé au fait, que je n’ai jamais compris pourquoi il était encore très facile de nos jours de se procurer une arme. Mais, ensuite mon agresseur m’a interrompu dans mes pensées philosophiques :
« -Je suis vexé, m’annonça-t-il avec un regard très menaçant.
-Oui…euh je veux dire…euh…Natacha m’a dit qu’elle vous avait quitté pour…
-NON ! Je voulais dire que je ne la pensais pas capable de baiser avec un bouffon dans ton genre. »
Encore une pensée philosophique m’est venu : Les bandits ou autres agresseurs n’ont jamais une façon soutenue de parler, surtout quand ils ont une arme dans la main.
J’avais envie de lui répondre que moi aussi, je ne la pensais pas capable de sortir avec un homme comme lui, mais ça n’était pas le moment de l’énerver.
« -Euh…c’est une grande fille maintenant, elle peut faire ce qu’elle veut, lui rétorquai-je.
-Elle fait pourtant pas beaucoup preuve de maturité cette idiote.
-J’ai une chose à vous demander : qu’est ce qui vous pousse à réagir de cette façon ? Enfin, je veux dire, ça arrive tous les jours, des gens qui se font larguer pour leur copine, ils ne tuent pas pour autant.
-Ah, tu veux jouer au jeu des questions-réponses ? D’accord je te réponds, et après c’est à mon tour de te poser une question. Après qu’elle m’est jeté comme un simple mouchoir, j’ai passé des journées à ne penser qu’à elle, je ne dormais plus la nuit, je ne mangeais plus jusqu’à en faire des malaises. J’ai souffert et je veux qu’elle soufre aussi, c’est pourquoi j’ai fait exprès de la manquer l’autre jour, et maintenant tu vas mourir, comme ça, elle va endurer la même chose que moi. »
C’était un vrai malade, le pauvre, c’est dans un hôpital psychiatrique qu’il devrait être. Je ne savais que répondre, alors j’ai préféré faire durer le silence.
« -Bon, tu réponds pas, je vais te poser ma question alors : Est ce qu’elle te suce ? Parce que moi, elle avait toujours refusée, mais pourtant elle n’était pas coincée de ce côté-là. »
J’ai trouvé cette question très déplacée, mais rien d’étonnant de sa part. Oui, elle a toujours pratiquée la fellation avec moi, même le premier soir, il y a sept ans. Mais je ne pouvais pas le lui dire, alors je lui ai répondu non.
Mon agresseur repris, après un long moment de silence :
« Bon, il est l’heure pour toi de mourir, je te laisse 30 secondes pour faire ta prière, et j’appuie sur la gâchette »
C’est pas vrai, j’ai rêvé mieux comme fin. J’ai fermé les yeux à bloque, et j’ai penser à Natacha, à mon ex-femme, à Eric, aux coureurs, et tous ceux qui allaient me manquer. Et puis j’ai aussi pensé à David, qui n’aura pas pu retrouver à temps l’agresseur de Natacha, mais je ne lui en veux pas, il aura fait ce qu’il a pu.
C’est alors que je me souvins avoir posé mon portable sur mon lit, tout à l’heure, sans avoir raccroché. Mais oui ! J’ai peut-être encore une chance, si David n’a pas raccroché, il est peut-être en train d’écouter. J’ai qu’à lui faire comprendre que l’homme qu’il recherche est ici. Ca va peut-être pas sauver ma vie, mais au moins il saura où le rechercher.
« -TU ES L’AGRESSEUR DE NATACHA ! Oui, j’ai bien dit L’AGRESSEUR DE NATACHA, TU NE VAS PAS ME TUER QUAND MEME, lui dis-je avec un voix très haute pour que David l’entende.
-Pourquoi cris-tu comme ça imbécile ? Tu veux mourir ?!
-NON NE ME TUES PAS, MONSIEUR L’EX-PETIT AMI DE NATACHA !
-Mais enfin tu vas arrêter ! me cria mon -peut-être- futur assassin.
-TU VAS PAS ME TUER ICI, dans L’HOTEL DU PUY EN VELAY ?
-Si, c’est ce que je vais faire tout de suite, si tu continues. »
Bon, j’espère qu’il a compris, je ne pouvais pas en faire plus. Je crois qu’il était tant pour moi de quitter ce monde.

C’est alors que j’entendis du bruit dans le couloir, comme des gens qui couraient. Ensuite, la douche s’est mise à couler toute seule, puis, alors que mon agresseur était retourné, la porte s’ouvrit violemment. J’eu le temps de me baisser, avant qu’il n’appuie sur la gâchette, pour rien heureusement.
Des policiers venaient d’entrer dans ma chambre.
« Lâchez votre arme ! Et mettez vos mains sur la tête ! ordonna l’un des flics. »
Il obéit immédiatement.
C’en était fini, enfin, et j’étais toujours en vie, j’y croyais pas.
Un des flics est venu me réconforter, et me dire comment ça s’était passé. En fait, David, qui écoutait notre altercation, a appelé la police du Puy en Velay, puis ils sont venu et ont demandé au propriétaire de l’hôtel d’allumer les douches des chambres, pour surprendre l’agresseur.
J’étais vraiment ravi, leur plan et le mien avaient fonctionnés à merveille.
Par la suite, j’ai discuté au téléphone avec David, qui devra payer une longue facture téléphonique, pour le remercier, et après avec Natacha, afin de lui raconter cette soirée à rebondissements.

Le lendemain, mes coureurs et moi étions partis pour la 5ème étape de Paris-Nice, comme si de rien n’était.
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gunner67



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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:58

Salut tout le monde

C'est moi qui ecrit cette story, et avec mon accord christvoeckler l'a posté ici.

Mais a partir de maintenant c'est moi qui posterais la suite, mais j'attends d'abord vos réaction Very Happy
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Ven 23 Déc - 14:09

gunner67 a écrit:
Salut tout le monde

C'est moi qui ecrit cette story, et avec mon accord christvoeckler l'a posté ici.

Mais a partir de maintenant c'est moi qui posterais la suite, mais j'attends d'abord vos réaction Very Happy
et bah vivement que tu poste la suite parce que j'aime bcp
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Ven 23 Déc - 16:58

Salut à tous je suis nouveau sur ce site.
Très belle histoire en tous cas.
Félicitations
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zozo
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Ven 23 Déc - 17:48

Olivier_ a écrit:
Salut à tous je suis nouveau sur ce site.
Très belle histoire en tous cas.
Félicitations
Bienvenue
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gunner67



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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 29 Déc - 0:31

Chapitre 26 : Le retour au travail

J’ai raconté aux coureurs ce qui s’était passé hier soir. Certains avaient l’air d’être sonnés, et d’autres avaient l’air de ne pas y croire. Mais en tout cas, j’espère que cela ne les affectera pas pendant la course.
Il s’agissait donc de la 5ème étape de Paris-Nice, qui était très vallonnée, des écarts vont se créer, c’est une certitude. Patrice était toujours 25ème à 1 minute 40 du premier, Botero. Il faisait d’ailleurs parti des favoris du jour, mais je lui ais dis de ne pas y prêter attention. Ca n’était pas la peine qu’il se mette plus de pression.
Un groupe de huit coureurs était parti très tôt, dans cette étape, mais à mi-parcours, le peloton les a mangé.
Aussitôt, trois coureurs partirent, avec parmi eux, Nicolas Fritsch.
« -qu’est-ce que tu fous ?! lui demandai-je, étant donné qu’il était censé courir pour son leader Patrice.
-J’ai d’excellente jambes, mais si je sens qu’on a aucune chance, je retournerais dans le peloton.
-Ok, bonne chance. »
Le groupe des trois ne prit pas beaucoup d’avance, mais la conservait avec acharnement.
A 15 km du but, dans la dernière difficulté, Patrice tenta un coup, suivi de trois autres coureurs. Devant, Nicolas Fritsch et les deux autres, Sanchez et Zintchenko, réussirent à maintenir une trentaine de secondes d’avance jusqu’au bout. C’est finalement Sanchez, qui s’est imposé devant Zintchenko et Nicolas.
Ensuite, Patrice a pris la 5ème place de l’étape, avec 44 secondes d’avance sur le peloton. Ce qui l’a, désormais, placé 10ème au général, avec 1 minutes 09 de retard sur le premier Zintchenko.
J’étais satisfait. Même si l’équipe n’avait toujours pas remporté la moindre victoire, Nicolas n’était pas passé loin, et Patrice a fait un jolie rapproché au général.
A la radio, j’entendis que Samuel Dumoulin avait terminé 14ème de la 2ème étape de Tirreno-Adriatico, remporté par Clinger.

Après une nuit bien plus calme que la précédente, je me réveillai avec les coureurs. La 6ème étape de Paris-Nice était au programme du jour. Le final de la course était très difficile, et cette fois-ci, Patrice était le grand favori, d’après les spécialistes.
Après une petite interview d’Eurosport France, Patrice prit le départ, en compagnie de ses coéquipiers.
Après un début de course assez calme, à mi-course, des coureurs pensent enfin à s’échapper. C’est pourquoi, j’ai demandé à quatre de mes coureurs d’emmener le peloton à bloc.
Au pied de l’avant-dernière difficulté, à 40 km de l’arrivée, Patrice Halgand suit une attaque de Botero. Ils prennent la tête de la course, mais le colombien à une légère avance sur le Cofidis.
Au sommet de la dernière difficulté, à 10 km du terme, ils avaient tous deux plus de deux minutes d’avance, mais Botero avait toujours de l’avance. Il la garda jusqu’au bout et remporta cette étape. Patrice a terminé 2ème, avec 1 minute 42 d’avance sur le peloton.
J’attendais avec hâte l’élaboration des classements, car Patrice allait sûrement faire un bon au classement.
Après quelques minutes d’attente, je vis avec joie que Patrice se trouvait à la 2ème place du général, juste derrière Botero.
Je suis directement allé le féliciter.
« -Bravo ! Tu as vraiment bien joué le coup, Eric aura enfin de quoi être satisfait.
-Merci, mais je suis épuisé, il faut que je m’allonge »

Ensuite, j’ai appelé Bernard en Italie, pour lui faire part de nos résultats. Il m’a dit de féliciter Patrice, il m’a aussi avoué qu’il aimerait avoir avec lui un coureur en aussi bonne forme que lui, car aujourd’hui, aucun de ses coureurs ne s’est distingué, dans une étape difficile remportée par Boogerd. Le mieux placé des Cofidis était Inigo Cuesta.
Plus tard, dans la soirée, Eric m’a appelé pour me dire de continuer comme ça, et pour souhaiter bon courage à Patrice.
Même Natacha m’a appelée. Elle m’a dit qu’elle pourrait bientôt rentrer pour reprendre sa place de secrétaire. Mais je n’ai toujours pas osé lui dire que Christine, mon ex-femme, l’avait remplacée.

Le lendemain, les coureurs étaient prêts pour la 7ème étape, c’est-à-dire l’avant-dernière. Mais on se posait des questions avec Patrice : est-ce qu’on devait tout faire pour prendre la première place à Botero, qui avait quand même 1 minute 22 d’avance, ou penser d’abord à conserver cette très bonne 2ème position. Je lui ais conseillé de ne pas prendre de risque, et de n’attaquer uniquement s’il avait un bon coup à faire, ou si le maillot jaune attaquait.
La course était assez calme, aucun des coureurs bien placés au général n’a osé attaquer. Alors, deux coureurs mal placés l’ont fait. Il s’agissait de Bourquenoud et de Savoldelli, qui ne seront pas repris.
C’est Bourquenoud qui a battu Savoldelli au sprint. Patrice a terminé tranquillement dans le peloton.
Le classement général n’a pas évolué pour nos coureurs.
Pour Bernard Quilfen, ça n’était pas allé mieux aujourd’hui. Dans la 4ème étape de Tirreno-Adriatico, gagné par Noé, aucun Cofidis ne s’est montré à son aise.

Plus tard, dans la soirée, j’ai décidé d’appeler David pour savoir comment ça se passé au sujet de mon agresseur de l’autre jour.
« -Allo, David ?
-Oui, c’est bien moi, m’a-t-il répondu.
-Je t’appelais pour savoir si vous avez enfermé l’agresseur.
-Ben, en fait, j’ai une mauvaise nouvelle. On l’avait interrogé, mais quand on l’a emmené pour le mettre en prison, il s’est échappé.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 29 Déc - 3:05

magnifique, toujours aussi bien, toujours autant de suspens... Continue!

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 29 Déc - 16:45

Merci merci Very Happy
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Ven 6 Jan - 22:13

Chapitre 27 : Enfin une victoire

-QUOI ! Tu plaisantes, j’espère ? lui demandai-je affolé.
-Non, malheureusement, je ne plaisante pas, mais des collègues sont tout de suite partis à sa poursuite, s’il prend un moyen de locomotion pour te rejoindre à Nice, on le saura et il sera arrêté immédiatement.
-Bon, d’accord, j’espère que tu dis vrai, David. »
J’eu beaucoup de mal à m’endormir, j’imaginais l’agresseur venir dans la chambre d’un moment à l’autre. Mais finalement, j’ai réussi à trouver le sommeil.

Le lendemain, la dernière étape de Paris-Nice était presque complètement dans ma tête. Il fallait que Patrice puisse conserver cette deuxième place au général, voire essayer d’accrocher la première. La course du jour était vallonnée, avec pas moins de cinq cols au programme.
J’ai pris Patrice dans un coin pour le conseiller :
« -Tu es capable de passer devant Botero aujourd’hui, malgré sa bonne minute d’avance.
-Oui, je sais que j’ai les jambes pour, mais je ne sais pas encore comme m’y prendre.
-C’est très simple, s’il attaque seul, tu ne le suis pas, tu attaques uniquement en cas d’attaque de coureurs placé juste derrière toi au général, ok ? lui conseillai-je.
-Je veux bien, mais pourquoi ne pas attaquer si Botero attaque ?
-Parce que tu as plus d’une minute de retard, ça n’est pas en le suivant que tu vas combler ton retard, en plus s’il attaque, ça veut dire qu’il est bien, donc qu’il va remporter ce Paris-Nice.
-Ok, je vois ce que tu veux dire, je vais faire confiance à ta stratégie. »
Voila, j’espère qu’elle sera bonne. En tout cas, il faut tenter quelque chose de spéciale.
Après une interview de Laurent Jalabert pour France télévision, Patrice Halgand et ses coéquipiers se lancèrent dans cette étape importante.
Guillaume Auger et Cyril Dessel travaillaient dès le départ en tête du peloton. Plusieurs coureurs partirent tour à tour, sans vraiment prendre beaucoup d’avance.
Patrice attaqua à 50 km de l’arrivée. Botero restait dans le peloton. Patrice rejoint un groupe de deux coureurs, et était virtuellement maillot jaune.
C’est alors que le téléphone de la voiture se mit à sonner. Je décrochai :
« -Allo ?
-Bonjour, Jean-Philippe Roy, c’est Patrick Chassé d’Eurosport, je suis avec Jean-François Bernard, on est en direct et on voudrait vous poser quelques questions.
-Ah, ben oui avec plaisir, leur répondais-je.
-Merci c’est gentil de votre part. Alors, comment sont les jambes de votre poulain, Patrice Halgand, elles ont l’air bien en tout cas, me demanda Patrick Chassé.
-C’est un euphémisme mon cher Patrick, intervint Jean-François Bernard, en plaisantant.
-Oui, il est en forme depuis le début de la semaine, il le démontre encore aujourd’hui.
-Vous n’êtes pas étonné par la non réaction de Botero suite à l’attaque de son rival ?
-Si, je m’attendais à ce qu’il suive, mais bon, je me méfie, il nous réserve peut-être une surprise.
-Ou peut-être qu’il n’est pas au mieux, dis Jean-François Bernard.
-Oui, peut-être mais ça m’étonnerai, répondis-je aussitôt.
-Autant vous le dire, ici, on est un peu euphorique depuis l’attaque de Patrice Halgand, parque une victoire française sur Paris-Nice, on en attend une depuis un certain Laurent Jalabert, il y a quelques années, continua Patrick Chassé.
-Oui en effet, ça serait une bonne chose pour le cyclisme français, surtout pour notre équipe que représente plus que jamais le bleu-blanc-rouge, comme vous le savez, mais bon on en est pas encore là.
-D’accord, on va vous laisser, vous avez certainement du travail avec votre leader, on vous souhaite bonne chance, conclu Patrick Chassé.
Ensuite, dans la dernière difficulté, Patrice sorti de son petit groupe, mais trois coureurs se trouvaient encore devant.
Botero, le maillot jaune était peut-être dans un jour sans, car il ne réagissait toujours pas.
A 4 km de la fin, Patrice, qui faisait une course remarquable, rejoint les trois hommes de tête : Mazzoleni, Aitor Osa et Montgomery. Quel suspense ! « Allez Patrice » criai-je.
Le sprint commença, et Patrice prit la tête très facilement. Il remporta cette étape devant Blaudzun, revenu de derrière.
Le peloton, dans lequel se trouvait Botero, n’était pas très loin. Est-ce que cela suffira ?
Et bien oui ! Il a 1 min 30 d’avance sur le peloton. Donc, en plus de gagner la dernière étape, Patrice Halgand a remporté le classement général de Paris-Nice. Il était également deuxième du classement de la montagne.
J’étais fou de joie, enfin une victoire. Je suis allé le serrer dans mes bras, mais l’heure du podium l’appelait. Un commissaire de course le prit par l’épaule pour l’emmener au podium.
Il reçu tout d’abord la peluche et le prix pour sa victoire d’étape, puis le beau maillot jaune.
Mon téléphone portable sonna ensuite. C’était Eric, il m’a félicité, il tenait aussi à féliciter Patrice Halgand, mais il était occupé sur le podium. En tout cas, il avait heureux, j’avais même cru sentir qu’il venait de pleurer. Ca serait compréhensible, après ses paris fous, de construire une équipe uniquement française, et surtout d’engager un directeur sportif sans expérience comme moi, ça serait grandiose de réussir.

Après un coup de téléphone de Bernard, pour me dire bravo, et que de son côté ça n’allait toujours pas mieux en Italie, je me suis décidé de retomber dans des choses moins joyeuses, c’est-à-dire d’appeler David, pour savoir comment ça se passait avec mon agresseur de l’autre jour.
« -Allo ?
-C’est moi, lui dis-je, je voudrais savoir…
-C’est bon, me coupa-t-il, on l’a rattrapé, cette fois il est derrière les barreaux, le salop.
-Aaaah, soupirai-je rassuré, c’est bien.
-Oui, et au fait, bravo pour la victoire d’Halgand aujourd’hui, j’ai entendu ça à la radio.
-Merci. »
Enfin en prison cet enfoiré, on va pouvoir faire une bonne fête ce soir.

Le lendemain matin, car nous sommes resté sur Nice une partie de la nuit pour faire la fête, nous sommes rentré au siège.
J’ai eu un coup de fil de Natacha, juste avant d’arriver à destination. J’ai ordonné aux coureurs de rentrer car ils étaient fatigués.
« -Salut, ma chérie, tu vas bien ce matin ?
-Je vais très bien, je t’appelle pour savoir à quelle heure tu rentres.
-Ben, là tout de suite, pourquoi ?
-Pour te faire une surprise en fait, répondit-elle avant de raccrocher. »
C’est alors que je la vis au loin, rentrer par la porte principale du siège. J’ai tout de suite pensé qu’elle verrait mon ex-femme à sa place. Il fallait que je me dépêche, avec un peu de chance, elle s’était absentée.
J’arrivai devant la porte, j’entrai et je les vis toutes les deux se regarder dans les yeux.
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Aless_Ullrich

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Sam 7 Jan - 1:45

Su-per-be! vraiment magnifique ce récit et beaucoup de suspens et de rebondissements. je suis new sur ce site et je trouve ce recit superbe!!
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gunner67



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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Mer 11 Jan - 22:30

Chapitre 28 : La reine des classiques italiennes

Personne d’autre n’était là, les coureurs étaient sûrement déjà montés dans leurs chambres pour se reposer. Entre le moment où je suis entré, et le moment où j’ai osé ouvrir la bouche, j’ai cru que les quelques secondes écoulées, avaient durées plusieurs minutes.
« -Euh, je te présente mon ex-femme, dis-je en parlant à Natacha, et, je te présente la secrétaire que tu remplaces, dis-je à Christine.
-Mais je la connais, je l’avais déjà rencontré il y a 7 ans, me dit Natacha.
-Ah, oui c’est vrai, j’avais oublié, dis-je.
-Enchanté Mademoiselle, je suis content de faire votre connaissance, dis Christine, on m’a fait part de votre retour aujourd’hui, mais je ne m’attendais pas à vous voir aussi tôt.
-Ah, ben si me voila. »
Heureusement, mon ex-femme n’était pas au courant de notre liaison, ni de ces derniers mois, ni d’il y a 7 ans. Natacha avait l’air moins ravie de la voir. Elle partie aussitôt vers l’escalier qui mène au 1er étage.
« -Qu’est-ce qui lui prends, j’ai fait quelque chose qu’elle a pas aimée ? s’étonna Christine.
-Non, je pense qu’elle est fatiguée, tout simplement, lui répondis-je.
-Ok, ben moi, je travaille encore aujourd’hui, comme je l’avais prévu dans ma tête, et ce soir je rentre, m’a-t-elle dit d’un air nostalgique.
-D’accord, on se verra donc sûrement ce soir. »

Je me suis ensuite précipité vers la chambre de Natacha, au 1er étage. Elle y était, comme je le pensais.
« -Alors, qu’est-ce qui t’as pris ? Pourquoi est-tu parti comme ça ?
-Tu aurais pu me prévenir quand même, mais tu avais certainement une bonne raison de ne pas me prévenir, me dit-elle, énervée.
-Quoi ? Tu vas pas me dire que tu crois que j’ai pu retourner avec mon ex-femme ?
-Et pourquoi pas ? Après tout, elle pas revenue pour rien celle-là.
-Tu veux dire que d’après toi, elle est revenue pour moi ? C’est n’importe quoi !
-Ben, elle aurait pu trouver un meilleur boulot près de chez elle.
-Bon, c’est vrai que c’est louche, mais admettant qu’elle soit bien revenue pour moi, elle aurait fait ce chemin pour rien, car je te rappelle que mon cœur est pris, lui répliquai en souriant. »
Elle me répondit également avec un beau sourire.
« Et d’ailleurs, en parlant de ça, ça fait des semaines qu’on a plus rien fait, tes petits pieds m’ont manqués, tes jambes magnifiques m’ont manquées, tes petites fesses m’ont manquées, ton dos bronzé m’a manqué, ta poitrine douce m’a manquée et tes cheveux soyeux m’ont manqués. »
Elle n’a pas résisté à cette demande si poétique, et nous avons passé le reste de la matinée dans son lit.

En fin de journée, après des nouvelles congratulations d’Eric à propos de la victoire de la veille, je suis allé à l’encontre de Christine pour lui dire au revoir. J’espérais que Natacha n’allait pas ce faire de fausses idées.
« -Aaah ! J’espérais que tu allais venir me dire au revoir Jean-Philippe.
-Oui, je suis là. Je te souhaite plein de bonnes choses avec ton mari et tout ça.
-Merci, toi aussi, bonne chance pour la suite de ta nouvelle carrière, me dit-elle avec le sourire. Je dois y aller, mon taxi est là.
-A bientôt peut-être. »
Elle me fit la bise, d’une façon très étrange, elle m’embrassa presque sur la bouche. J’avoue que c’était très agréable. C’est à ce moment que j’ai pensé à la raison de la venue de mon ex-femme que m’avait donnée Natacha. Et si c’était vrai, et si elle avait vraiment envie de me reprendre. Non, je deviens parano comme elle.

Trois jours plus tard, Bernard Quilfen rentra bredouille de Tirreno-Adriatico, remporté par Bettini. Ces coureurs étaient en méforme, donc on pouvait s’attendre à ces résultats.
Je suis passé à côté du bureau d’Eric, et j’entendis Bernard et Eric s’engueuler. L’un criait : « Ces quoi ces résultats ! » et l’autre : « T’avais qu’à pas me choisir des coureurs en si mauvaise forme, merde !
C’est vrai que Eric était de mauvaise foie sur ce coup, car il connaissait parfaitement la forme des coureurs, et donc il savait que ça allait être dure pour Bernard.

Trois jours plus tard, nous étions sur le chemin pour la prochaine course, et pas des moindres : Milan-San Remo. La reine des classiques italiennes.
La veille, Eric m’a donné la liste des huit coureurs qui allaient participer à cette première classique de Coupe du monde 2005. Il n’y avait pas vraiment de leader, mais quelques bonnes chances. Il s’agissait de Bingen Fernandez, Jimmy Engoulvent, Christophe Edaleine, Arnaud Coyot, Guillaume et Ludovic Auger, Jimmy Casper et Patrice Halgand.
Sur place, on entendait des « Andate Petacchi », « Andate Bettini ». On sentait bien dans quel pays on était.
La course était à peine lancée, qu’un groupe de 11 coureurs s’échappa du peloton. A 100 km de la fin, Di Luca et Hincapie ont attaqués, Patrice Halgand est parti avec eux. Cependant, l’américain se montra rapidement le meilleur, et parti tout seul. Patrice et Di Luca se sont ensuite laissés reprendre par le peloton. Ca n’est que parti remise pour notre récent vainqueur de Paris-Nice.
A 30 km de l’arrivée, la grande difficulté du jour faisait très mal à Jimmy Casper. Il n’arrivait pas à suivre, il ne pourra pas disputer le sprint final.
Ensuite, alors que Hincapie se fait reprendre, Bettini, Rebellin et Bortolami sont partis. Patrice était bien placé dans le peloton. Il restait quelques km…
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Mer 11 Jan - 22:43

gunner67 = christvoeckler ??

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 12 Jan - 20:19

non
j'ai juste d'abord posté les recits avec l'accord de gunner67 puis il a repris son recit
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gunner67



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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Sam 14 Jan - 0:00

Exact donc c'est bien mon histoire Smile
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Ven 20 Jan - 19:54

Chapitre 29 : Les cachotteries de Natacha

La victoire allait se jouer entre les trois fugueurs, Bettini, Rebellin et Bortolami. C’est finalement, en toute logique, Paolo Bettini qui gagna. Derrière, Patrice Halgand, qui était bien placé, avant le sprint, termina 17ème de Milan-San Remo.
C’était une bonne chose, cela montrait sa bonne forme du moment. Cependant, il était déçu, c’est un compétiteur, c’est normal.
Ensuite, nous sommes partis assez tôt, car demain, une nouvelle course s’annonçait, la Classique de Cholet. Même si c’était Bernard qui devait diriger cette course, je voulais quand même rentrer pour l’encourager. Il se devait de faire un bon résultat, après ses récents mauvais résultats et les tensions avec Eric.

Dans la nuit, nous sommes arrivés au siège. Bernard et les coureurs qui partaient pour la Classique de Cholet allaient juste y aller.
« -Salut, ais-je lancé à Bernard.
-Salut, pas mal la course de Patrice, je l’ai vu à la télé.
-Oui, on a bien fait de le recruter. Alors, prêt pour Cholet ? lui demandais-je
-Oui, les coureurs n’ont pas une condition parfaite, mais on va faire avec.
-Tu pars avec qui ?
-Jimmy Casper, Florent, Daniel Atienza, Bingen, Nico, Fred, Luis Perez et Inigo.
-Ok, ben je vais aller me coucher, bonne chance pour Cholet et pour la Semaine Catalane juste derrière.
-Merci. »
Je suis allé me coucher directement, tellement j’étais fatigué.

Le lendemain, en fin de matinée, je me suis levé. Et oui, je me suis autorisé une petite grâce matinée, après des journées fatigantes.
Je suis descendu au rez-de-chaussée, j’ai rencontré Christophe Oriol, qui n’avait pas l’air bien. Je lui ais demandé ce qui n’allait pas, car il avait le nez rouge, et les yeux fatigués. Il m’a répondu qu’il couvait certainement un gros rhum, et qu’il allait voir le médecin.
Ensuite, je suis passé à l’accueil, mais bizarrement Natacha n’y était pas. Peut-être qu’elle était dans sa chambre. Mais non, j’ai vérifié, elle ne s’y trouvait pas. Bon tant pis, elle me manquait, mais j’allais devoir patienter encore un peu.
Pff ! C’était plus fort que moi. Il fallait que je l’appelle sur son portable, en plus j’avais un mauvais pressentiment.
Bizarre… Il était éteint. Bon tant pis, je lui demanderais des explications quand je la verrais.

Plus tard, dans l’après-midi, alors que j’allais regarder la fin de la Classique de Cholet sur Sport +, j’ai vu que Natacha était de nouveau à son poste de travail. Je suis allé la voir.
« -Alors, Natacha, tu étais où avant ? Je t’ais cherché partout.
-Ah… euh… je suis désolé, j’étais parti voir ma grand-mère qui est malade.
-Ah d’accord, t’as pas à t’excuser, c’est pas grave. Ca te dit qu’on passe la nuit ensemble ? lui demandais-je en chuchotant.
-Euh… Non vraiment désolé, je dois passer la nuit avec ma grand-mère.
-Ah ok, tant pis, c’est pas grave. »
J’étais un peu déçu, mais bon elle avait le droit d’aller voir sa grand-mère. Je suis ensuite parti voir la télé, mais malheureusement, la course était déjà terminée. J’ai allumé au moment où, Löwik a levé les bras. J’ai tout de suite deviné que ça devait être le vainqueur du jour. Il n’y avait apparemment pas de Cofidis dans le premier groupe, d’une quinzaine de coureurs. Par contre, le deuxième peloton, était composé de plusieurs Cofidis, entre autres. Florent Brard a terminé le mieux placé, avec une 28ème place. Encore une contre-performance, donc, pour Bernard, c’est dommage.
Un peu plus tard, Eric, apparemment de bonne humeur, m’a annoncé qu’il avait organisé une fête au siège, pour demain soir. Pour fêter, les récents excellents résultats et le rétablissement de Natacha.
Il m’a aussi dis qu’il avait invité David, le policier, pour le remercier de son enquête réussie.
C’était une superbe idée, ça me permettra de la revoir. Très sympa comme gars.

Le lendemain, alors que les coureurs présents s’occupaient des préparatifs en vue de la fête, les coureurs qui étaient avec Bernard, étaient partis pour la Catalogne. En effet, la 1ère étape de la Semaine Catalane se courrait aujourd’hui.
C’était le moment pour nos quatre coureurs espagnols de se montrer à leur avantage.
Je me suis connecté à Internet pour connaître les résultats, je suis allé sur le site officiel de la course. Elle était bientôt finie, apparemment, et aucun coureur n’avait surpris le peloton. Ca devrait se terminer au sprint, normalement.
Jimmy Casper faisait partie des sprinteurs recensés en tête du peloton. Quelques minutes plus tard, je vis que Davis avait remporté la course, juste devant Jimmy. C’était une superbe nouvelle, surtout pour Bernard.
Je lui ais téléphoné pour le félicité. Il avait l’air déçu, car il m’a dit que ça s’était joué à quelques centimètres pour la gagne.

Plus tard, tout le monde était là pour la fête. Même Moncoutier était présent, mais bien sûr il ne pouvait pas danser, car il n’était pas encore rétabli. Cependant, il avait l’air en forme.
Je ne pouvais pas me rapprocher de Natacha, à cause des autres, mais ça n’était pas l’envie qui me manquait.
J’ai un peu discuté avec David, mais il avait l’air tendu. Je n’ai pas cherché à en savoir plus, il était sûrement sur une affaire difficile.
Alors que la fête avait commencé depuis des heures, je ne savais plus quoi faire. J’avais déjà assez dansé, j’avais envie de Natacha, mais que faire.
C’est alors que je la vis se diriger vers le couloir. J’ai décidé de la suivre, pour lui faire une surprise. Elle allait dans la cour, c’est bizarre, mais j’ai continué à la suivre.
Ensuite, elle est entrée dans un des garages à vélo, où il faisait noir, peut-être qu’elle m’a senti la suivre, ou peut-être qu’elle savait que j’allais la suivre.
Je suis entré à mon tour, j’ai allumé la lumière, et je vis avec dégoût David et Natacha en train de s’embrasser langoureusement.
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gunner67



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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 26 Jan - 23:46

Chapitre 30 : Les premiers bons résultats pour Bernard

Je n’en croyais pas mes yeux. J’étais cocu. C’est pas vrai. C’est pas possible. Elle ne pouvait pas me faire ça. Quand ils m’ont vu en train de les regarder, je suis parti en courant. Ni Natacha, ni David n’ont cherché à me rattraper. Je suis allé directement dans ma chambre, sans faire de bruit, pour ne pas qu’on remarque que j’étais dégoûté de quelque chose, ou plutôt de quelqu’un.
C’est la première fois qu’on me trompait, du moins que je sache. J’avais l’impression que le ciel me tombait sur la tête. C’était peut-être ça la grande peur des gaulois en fait, que leur femme les trompe. Mais enfin, j’avoue qu’en ce qui me concerne, c’était l’hôpital qui se fout de la charité, car je n’ais jamais été un grand fidèle. Mais avec Natacha je l’ais toujours été, et je pense que je l’aurais été à jamais.
« Je ne pourrais jamais le lui pardonner, pensai-je »
Mes pensées bien tristes m’ont fait m’endormir assez vite.

Le lendemain matin, je n’avais pas très envie de me lever mais il le fallait bien. Quand je suis descendu je suis sorti par derrière, exprès pour ne pas rencontrer Natacha.
Je suis parti en vélo me promenait avec les coureurs, en tout cas les quelques km où j’arrivais à les suivre.
En fin de journée, la 2ème étape de la Semaine Catalane se termina. J’allais écouter les résultats à la radio, quand Bernard m’appela :
« -Allo ?
-C’est moi Bernard.
-Oui, alors comment ça s’est passé, j’allais juste écouter la radio.
-Jimmy a gagné, m’annonça-t-il avec une voix des plus joyeuse, Jimmy Casper a remporté le sprint massif ! Il est génial !
-Ouahou ! Bravo, tu féliciteras les coureurs de ma part, et surtout Jimmy.
-Ok, à demain j’espère, en cas de nouveau résultat similaire.
-Oui, j’espère »

24 heures plus tard, j’ai allumé ma radio plus tôt pour connaître le résultat de la 3ème étape de la Semaine Catalane. Jimmy portait le maillot du classement par points dans cette étape.
Une étape qui allait se jouer à nouveau au sprint, donc Jimmy Casper aura sûrement de bonnes chances.
Le sprint était lancé, apparemment Jimmy s’est fait un peu enfermé, mais remonte bien avant la ligne. Il termine finalement 4ème de l’étape, c’est Zabel qui a gagné. C’était une petite déception, mais il conservait son maillot de leader du classement par points. Ce maillot était probablement son objectif, maintenant que les étapes de plat étaient passées.

Le lendemain, quand je suis sorti de ma chambre, je suis tombé sur Natacha. Nos regards se sont croisés, mais pas un mot sorti de nos bouches. J’allais descendre les escaliers, quand elle m’a appelée. Je fis comme si je n’entendais rien. Ensuite, elle me lança un « laisse moi t’expliquer ». Mais bien décidé de ne plus lui parler, je suis parti sans rien lui répondre.
C’est vrai quoi, que peut-elle bien avoir à m’expliquer ? Qu’elle est tombée amoureuse de lui ? Qu’elle ne pouvait rien faire contre ? Qu’elle m’aime toujours ? Qu’elle s’en veut ?
Peu importe, elle m’a trompée, tout est fini entre nous, point, et c’est très bien comme ça.
Cela dit, au fond de moi, je ressentais bien évidement toujours quelque chose pour elle, mais il fallait que je l’oublie.
Ensuite, j’ai rencontré Eric, qui m’a rappelé que je devais partir le lendemain matin pour la Tryptique international dans les Ardennes. Je l’avais presque oublié. Il m’a donné un papier sur lequel étaient inscrit les coureurs qui allait prendre part à cette course.
J’ai pu lire les noms suivants : Patrice Halgand, Loïc Lamouller, Guillaume et Ludovic Auger, Jimmy Engoulvent, Samuel Dumoulin, Christophe Edaleine, Arnaud Coyot.
En fin d’après-midi, je me suis mis à écouter une nouvelle fois ma radio, pour connaître le résultat de la 4ème étape de la Semaine Catalane. Une grande étape de montagne était au programme. La course était terminée quand j’ai allumé mon poste de radio. C’est le jeune Marchante qui avait remporté la mise, prenant le maillot de leader. Le Cofidis le mieux placé était Luis Perez avec une 10ème place, il se retrouvait 7ème au général. Jimmy Casper était toujours leader du classement par points, alors qu’il restait une étape.

Le lendemain, je me suis levé pour partir en direction de Rethel dans les Ardennes, pour la 1ère étape de la Tryptique internationale, qui devrait sourire à un rouleur, puisqu’elle se termine par un contre-le-montre.
Les coureurs étaient en pleine forme, je m’attendais à avoir de bons résultats.
Quelques heures plus tard, nous voila au départ de cette course. Cette 1ère étape était plate, donc un sprinter devrait s’imposer aujourd’hui. Les principaux adversaires de notre Samuel Dumoulin étaient Dean, Koerts ou encore Barbosa.
A 80 km de la fin, des coureurs essayaient de sortir du peloton, c’est pourquoi j’ai envoyé Ludovic Auger emmener le peloton.
A 10 km du terme, le sprint attendu s’annonçait. C’set le portugais Barbosa qui s’est imposé. Samuel a fini 4ème du sprint, c’était une bonne chose, je l’ai directement félicité.

Le lendemain, la 2ème étape ne faisait que 98 km, et Patrice Halgand faisait parti des favoris.
Trois hommes étaient partis très tôt, mais se font reprendre à 35 km de l’arrivée.
A 15 km de la fin, les favoris se regardaient, la course était très tendue. A 4 km, Gutierrez attaqua, mais Patrice le contra aisément. Il filait tout seul, peut-être vers la victoire.
Dans le dernier km, Patrice lança le sprint avec de l’avance, mais Gutierrez était le plus rapide. Il revenait sur le Cofidis, mais ce dernier conserva une demi-roue d’avance sur la ligne.
J’étais ravi. Il se retrouva 4ème au général, mais dans la même seconde que le premier Di Luca.

La dernière étape était comme prévue un contre-la-montre. Patrice savait qu’avec une bonne course, il pouvait remporter cette Tryptique internationale. Il partait dans les derniers, mais il devait se surpasser, car les contre-la-montre n’ont jamais été son point fort.
Voila, c’était à son tour, il était parti.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 31 Aoû - 20:02

Une suite à ton récit ??

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Jeu 31 Aoû - 20:03

tu peu supprimer

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