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 La constellation bleue [Arrêté]

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christvoeckler
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MessageSujet: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:40

Chapitre 1 : Le coup de téléphone qui m’a sauvé la vie

Il est 13 heures, je me lève ( et je te bouscule, pour reprendre une vieille chanson de Claude François, et oui, cela m’arrive souvent ce genre de plaisanterie qui ne font rire que moi), je prépare mon café, comme tous les jours, je suis ce qu’on appelle un « lève-tard ». Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose qui me donne envie de me lever, a part mes nuits en boîte, à me saouler jusqu’à en vomir, et à rentrer avec des bimbos dont je ne connais même pas le prénom. Le problème quand on se lève tard, c’est que les filles avec lesquelles on rentre, n’attendent pas qu’on se réveille pour repartir.
Mais je peux vous rassurer tout de suite, je n’ai pas toujours été le paresseux assisté ( qui a dit branleur ? !) que je suis devenu, puisqu’il y a encore quelques années, je pratiquais au niveau professionnel le sport le plus difficile qui existe, j’ai nommé le cyclisme. En effet, il y a 7 ans, j’avais alors 21 ans ( ceux qui sont bon en Maths l’ont déjà compris, j’ai 28 ans), j’entrais dans le groupe professionnel de l’équipe bien connu Cofidis. A l’époque, la vie était parfaite pour moi : j’avais une femme que j’aimais, une grande et belle famille, et surtout je venais de réaliser mon premier grand rêve ( devenir cycliste professionnel, mon second grand rêve était de devenir un grand coureur, un de ceux à qui l’on pense instinctivement quand on entend le mot vélo, mais autant vous le dire tout de suite, celui-là, je ne le réalisa pas).
Au début de ma courte carrière, j’avais des résultats plutôt honorables pour un jeune coureur : 2eme d’une étape du Tour Méditerranéen, 12eme du GP du Haut-Var, 3eme d’une étape sur le Tour de Valence, 15eme de Paris-Nice, je participais même à la Vuelta dès ma 2eme saison, mais sans avoir marqué les esprits. Je pouvais lire de plus en plus mon nom, Jean-Philippe Roy, dans le magazine L’Equipe. C’est une sensation très bizarre, c’est un peu comme faire l’amour, on a beau relire notre nom plusieurs fois, cela fait toujours du bien. Ma troisième saison, qui commença pourtant sur les chapeaux de roue, puisqu’apres avoir pu pour la première fois lever les bras sur une ligne d’arrivée ( sur le Tour d’Australie, pour les curieux), j’appris de la bouche de mon manager, Eric Boyer, que j’allais participer pour la première fois au Tour de France en juillet prochain, fut en fait un véritable drame, je peux même dire le tournant de ma vie professionnelle et familiale.
En effet, c’est sur la course belge de Kuurnes-Bruxelles-Kuurnes que le cauchemar commença, plus précisément sur le deuxième secteur pavé ( pour ceux qui ne le savaient pas, Kuurnes-Bruxelles-Kuurnes est une course de pavés, je n’aimais pas ça, mais pourtant j’ai quand même accepté de la courir). Etant pas habitué aux pavés, je chuta très lourdement ( j’ai même cru pendant un court instant que j’allais mourir), puis je me réveilla sur un lit d’hôpital.
Ma femme était à coté de moi en pleure, elle laissa le docteur m’annonçait la plus mauvaise nouvelle de ma vie, en gros il m’a annoncé que j’avais une déchirure musculaire très grave à la cuisse, et que je ne pourrais plus jamais pratiquer le cyclisme au haut niveau. Sur le coup je n’y ai pas cru, mais quand, mon manager, Eric Boyer ( on était très proche) me l’a confirmé, j’étais obligé de m’y faire.
Mais je ne m’y suis jamais fait, à ma sortie de l’hôpital, et comme beaucoup de gens malheureux, je plongeais dans l’alcool, ce qui était inhabituel pour moi, vu que je ne buvais jamais ( enfin si je buvais, mais jamais d’alcool je veux dire). J’étais devenu un véritable alcoolique, je ne faisais rien de mes journées, pour rester avec mes nouvelles amies, les bouteilles de vin. Je faisais peur, d’ailleurs c’est ce que ma femme a dû ressentir, puisqu’elle m’a quitté assez rapidement. Puis, comme un malheur n’arrive jamais seul, mon père mourrut d’une crise cardiaque 1 an plus tard, ma mère s’y est faite à l’idée plus vite que moi, car elle trouva un nouvel homme 6 mois après. Celui-ci me détestait ( d’ailleurs, je le comprends, vu mon état à l’époque), c’est pourquoi, il emmena ma mère très loin de moi, je ne sais où au sud de la France ( j’habite à Lille).
C’est ainsi que je me retrouve, aujourd’hui, sans femme, sans parents et surtout sans amis ( mes seuls amis sont les boîtes de nuits et l’alcool), je vous avoue que ça fait un petit moment que je pense au suicide ( ne soyez pas choqué, j’ai déjà remarqué, quand on parle de suicide, les gens sont gênés, mais beaucoup de gens utilise ce moyen pour mettre fin à leur calvaire).
Après avoir bu mon café et grignoté un petit peu ( je vais pas vous dire quoi, ça suffit avec les détails), je sors acheter mon magazine préféré dans lequel autrefois je pouvais lire mon nom.
En ouvrant L’Equipe, je vois un petit article dans lequel mon ancien ami, Eric Boyer pousse un petit coup de gueule sur le niveau actuel du cyclisme français, et il dit aussi qu’il ambitionne de faire de la Cofidis, une sorte de dream-team française. Je trouve cela un peu fou, mais bon pourquoi pas, c’est un manager très intelligent.
Apres une journée identique aux précédentes, je me dirige vers la boîte de nuit, proche de chez moi, arrivé en face, j’ai un gros coup de blues, j’en ai marre de cette vie, je n’avais plus de raison de vivre. Je m’étais renseigné sur le suicide ces derniers temps, et j’ai entendu parler d’une tour pas très loin de chez moi, sur laquelle beaucoup de gens montent pour mettre fin à leurs jours. Je décide donc d’y aller.
Me voila en bas de cette tour, le toit n’était pas difficile d’accès, c’est pas étonnant que les gens se suicident autant de nos jours. Arrivé an haut, j’eu le vertige, je transpire énormément, plus encore que lors de mes courses les plus difficiles, mais j’ai toujours autant envie de sauter.
Je m’approche du bord ( c’était haut, pas possible de s’en sortir indemne), quand tout à coup, mon téléphone portable se mit à sonner, j’hésite à décrocher, le numéro indiqué me disait vaguement quelque chose, curieux, je décide de décrocher…
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:43

Chapitre 2 : La décision vitale

D’une petite voix inquiète, je dis :
«- Halo ?
-Bonsoir, Jean-Philippe, devine qui c’est ? »
Il avait une voix assez grave, pas de ténor ou de baryton comme on peut l’entendre régulièrement dans les opéras, mais je compris tout de suite que c’était un homme, mais je ne voyais pas qui cela pouvait être, d’ailleurs c’est ce que je lui ai dis, et il n’avait pas l’air content quand il me répondit ceci :
« -Comment ça ? Je suis une vieille connaissance, je voudrais avoir de tes nouvelles, cela fait quatre ans qu’on ne s’est plus vu, j’espère que tu ne m’as pas oublié. »
Quatre ans ? Qu’est que je faisais il y a quatre ans, je venais d’avoir cet accident en Belgique, je commençais à boire et … mais oui, je reconnais cette voix :
«- Eric, c’est vous ? Enfin, je veux dire c’est toi ?
-Ah quand même ! Oui c’est moi-même, Eric Boyer, ton ancien directeur général et surtout ami. La dernière fois que je t’ai vu, tu étais affalé sur ton fauteuil, avec une bouteille à la main, et tu m’avais dis que tu ne voulais plus rien savoir de moi, et de tout ce qui concerne le vélo. Alors, je t’appelle pour savoir comment tu vas, et aussi si tu as arrêté de boire.
-Je suis très content d’entendre ta voix, en fait tu peux pas savoir a quel point c’était le bon moment de m’appeler, le dernier même, enfin bon, laisse tomber ( c’est la cas de le dire). Ben écoute, j’ai connu des meilleurs moments, je passe ma vie à dormir, manger, boire, et baiser, ( il n’avait rien contre les gros mots, il n’est pas un manager spécialement sérieux, je sais pas si tous les managers sont comme lui, mais en tout cas lui, il est comme ça) en plus ma femme m’a quitté. En ce qui concerne l’alcool, je bois beaucoup moins qu’il y a quatre ans, mais je bois encore.
-Je vois, je suis navré pour ta femme, je ne savais pas. Tu ne vas donc pas complément mieux, si je comprends bien. En fait, si je t’appelle aussi tardivement, ça n’est pas seulement pour avoir de tes nouvelles, mais aussi pour te proposer quelque chose de très important et intéressant pour toi. »
Je ne voyais vraiment pas ce qu’il pouvait me demander d’assez important pour m’appeler en fin de soirée. C’est pourquoi, je lui demandai ce qu’était cette chose, si cruciale.
« -Je ne sais pas si tu le sais déjà, mais j’ai l’intention de construire une équipe entièrement française, avec une sorte de réunion des meilleurs coureurs de l’hexagone, en vue d’améliorer les résultats du cyclisme français, m’avoua t-il.
-Oui je l’ai lu dans L’Equipe aujourd’hui, je trouve que c’est une excellente idée ( Bon je sais, j’avais pensé que l’idée était folle, mais j’allais pas le lui dire en face, il le prendrait mal).
-Ca tombe bien que tu trouves l’idée bonne, Jean-Philippe.
-Ah bon pourquoi ça ? » J’avais peur qu’il ait oublié ma foutue blessure, et qu’il veuille que je fasse partie de son équipe.
« -Je t’explique : on a eu une mauvaise nouvelle ce matin, on a appris que, Francis, le principal directeur sportif de notre équipe, a une grave maladie, qui va l’empêcher d’exercer pendant plusieurs mois, il nous faudrait donc un remplaçant. Je ne te cache pas, que quand je t’avais repéré, il y a sept ans, j’avais aussi remarqué que tu avais beaucoup de connaissances en vélo. Je m’en suis souvenu cet après-midi, j’en ai parlé aux autres, et aux sponsors et ils étaient tous ravis à l’idée que tu puisses travailler avec nous. Alors je te propose, le poste de directeur sportif en tant qu’intérimaire, pour nous aider à former cette équipe entièrement française.
-Quoi ? Mais pourquoi moi, je veux dire, je n’ais jamais occupé un tel poste, je ne sais pas si je suis capable de le faire, mais en tout cas merci, c’est flatteur. »
Par la suite, il m’expliqua qu’il était certains que j’avais les qualités pour le faire, et qu’il me faisait confiance, il me donna rendez-vous le lendemain en fin de matinée, pour discuter des détails et pour signer le contrat, si je le voulais. Je lui répondis que j’allais en réfléchir, la nuit porte conseil.

Sur le chemin du retour, je ne pensais plus qu’à ça. Devrais-je signer ou pas ? D’une part, ç’est un bon moyen de revoir Eric, mais d’autre part, si je le déçois, notre amitié sera rompue à tout jamais. C’est vrai qu’il n’a pas l’habitude de se tromper quand il embauche un coureur ou un directeur sportif, mais bon, pourquoi moi, après tout, je ne suis qu’un alcoolique sans amis. Tout compte fait, je ferais probablement une bonne affaire en acceptant, puisque de toute façon, sans ce coup de fil, je ne serais, à l’heure qu’il est, plus de ce monde, donc je n’ai pas grand-chose à perdre. Et puis, c’est peut-être un signe du destin.
Arrivé chez moi, j’allumai la télé, mais impossible de regarder quoi que ce soit, j’étais trop nerveux et pensif. Je décidai donc de dormir, je regardai l’heure, elle indiquait 23 h 34, cela fait des années que je ne me suis plus couché avant 4 heures du matin, qui plus est seul. Je n’avais peut-être pas sauté, mais j’avais quand même l’impression de ne plus être sur la terre que je connaissais, ou, d’avoir changé de vie.
Je mis du temps à m’endormir, je pensais toujours à cette histoire, c’est vrai que, quand j’étais plus jeune, je me voyais bien devenir directeur sportif, après avoir terminé ma carrière. Mais, après cet accident je ne pensais plus du tout à devenir un jour directeur sportif.

Le lendemain, je me réveillai très tôt, il était 9 h 43 quand j’ai regardé l’heure ( oui pour moi c’est très tôt). Le rendez-vous de tout à l’heure me rendait impatient, je ne pouvais pas dormir davantage.
Après avoir pris ma douche, bu mon café, et mangé un petit déjeuner ( vous remarquerez que je n’ai pas bu un seul verre d’alcool, ce matin) quelqu’un sonna à la porte…
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:43

aimez vous ce type de recit si oui je continue sinon j'arrete
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:46

Chapitre 3 : le songe décisif

Ah, cela devait être déjà Eric, je me souviens qu’une de ses principales qualités était la ponctualité.
J’ouvris la porte, et je le vis, là, avec un grand sourire, il n’avais pas changé, toujours les cheveux brun et court, habillé avec une chemise grise, et un pantalon très classe. Moi, à coté, avec mes vieux habits, je passerai presque pour un clochard.
« -Salut Jean-Philippe, il me fit, ça fait vraiment plaisir de te revoir, en plus, tu as meilleure mine que la dernière fois que je t’ai vu.
-Oui, c’est vrai que j’étais vraiment pas bien, il y a quatre ans, mais moi aussi, je suis ravi de te revoir, et je regrette tout ce que je t’ai dis a cette époque, lui avouais-je.
-C’est du passé, au fait, encore désolé pour ta femme…
-Mon ex-femme, c’est du passé aussi, lui répondais-je aussitôt. »

Par la suite, nous nous sommes installés dans le salon, je lui ai servis un verre ( de jus d’orange, il a dit qu’il ne voulait pas d’alcool, parce qu’il devait conduire pour rentrer, mais je sais très bien qu’il n’en a pas pris à cause de moi), et nous avons parlé de nos vies personnelles, avant d’aborder enfin la vrai raison de notre rencontre. Je lui d’abord demandé plus d’informations sur ce qu’il comptait faire de son équipe. Il me répondit qu’il voulait faire du cyclisme français, un nouvel exemple dans le monde, bref, avoir tous les meilleurs coureurs français chez Cofidis et obtenir des résultats plus adéquats aux espérances françaises.
Je lui ai avoué que je n’avais pas encore tout à fait décidé, si j’allais ou non signer ce contrat. A peine ai-je prononcé le mot « contrat », qu’il sortit de son sac, une feuille blanche. Elle était dans une pochette, comme s’il ne voulait pas qu’elle s’abîme. « Voici le contrat » qu’il me fait. Je la pris, et je commençai à la lire.

Arrivé au bout, je compris plusieurs petits détails, il fallait en fait que je conserve tous les coureurs français déjà en place dans l’équipe, et que je libère les non-francais, il y avait d’ailleurs la liste a coté des coureurs, et je remarquai qu’il y avait plus de coureurs à lâcher que de coureurs à garder.
La chose la plus importante, était ce qu’il y avait écris tout en bas de la page ( signature : ) , j’hésitais toujours.
«-Voila, c’est bon, j’ai tout lu, Eric.
-Ok, donc tu peux, si tu le veux, signer ce contrat, et tu feras partie de mon équipe, que dis-je, de notre équipe, dans le cas contraire, je repartirais chez moi, et nous pourrons nous revoir simplement en amis, mais je t’avoues que je serais déçu. »
C’était une décision importante, je ne pouvais pas la prendre à la légère, j’avais chaud, je transpirais. Je pris dans ma main le stylo bleu que Eric me tendit, quand d’un coup, je ne me sentis pas bien, et je ne vis plus rien, le noir total…

Je ne sais pas pourquoi, mais en ouvrant les yeux, je remarquai que je n’étais plus dans mon salon, j’étais sur la tour, là où je me trouvais la veille, quand je voulais me foutre en l’air. C’est une sensation bizarre, je me trouvais à un endroit, sans avoir le souvenir d’ y être venu, peut-être que j’ai rêvé ce coup de fil, cette rencontre avec Eric Boyer, et même ce contrat. Je compris alors que ma fin était proche, je n’avais plus aucune raison de vivre, une force supérieure me poussa à sauter.
Voila, je venais de me jeter dans le vide, plus rien ne pouvait m’arrêter. Quand tout à coup, j’entendis cette voix m’appeler : « Jean-Philippe, Jean-Philippe ! »

« Jean-Philippe, Jean-Philippe, réveille-toi ! »
J’ouvris les yeux, je voyais Eric, là, accroupis devant moi, j’étais couché sur mon canapé, je lui ai alors demandé ce qui s’était passé, et il me répondit :
« Tu t’es évanouis, alors que tu venais de prendre le stylo, j’étais très inquiet, je t’ai versé un peu d’eau sur la figure, et c’est alors que tu t’es réveillé »
Alors le saut n’était qu’un cauchemar, et la rencontre avec Eric était bien réelle, ainsi que le contrat, ouf, tant mieux. Mais j’avais la gorge sèche, il me fallait de l’alcool, je demandai à Eric de me servir un petit verre, un peu de vin ne devrait pas me faire de mal.
Apres avoir bu ce verre, je compris que le rêve que je venais de faire était en fait, probablement, une prémonition, qui me faisait comprendre que si je ne signe pas ce contrat, j’allais le regretter. Je n’étais pas superstitieux à ce point, en général, mais là, j’y croyais dur comme fer.
Je pris le stylo, avec détermination, et je signai enfin ce fameux contrat. Eric, très content, me donna rendez-vous une semaine plus tard, au siège des Cofidis, le temps que la signature soit officielle, pour rencontrer le personnel, ainsi que les coureurs, et aussi pour commencer à travailler. Le temps pressait, car la saison 2004 commence dans, à peine, trois semaines.

Apres qu’il soit parti, je vis qu’il avait laissé un double du contrat sur la table, je n’avais même pas remarqué, qu’il l’avait laissé, tellement j’étais enthousiaste. Je décidai donc d’étudier de plus près les coureurs que je devais garder et les autres.
Les français étaient au nombre de 8, c’est peu, surtout que les étrangers à libérer, étaient 14. Je serais sûrement obligé d’en garder quelques un, surtout que parmi eux, on trouve David Millar, Luis Perez et Suart O’Grady, qui seront très difficile à remplacer. Mais voyons de plus près la liste des français : Moncoutié, Casper, Bessy, Coyot, Engoulvent, Edaleine, Vasseur et Monier. C’était pas mal, mais je conclus qu’il faudra recruter de très bons coureurs français.

Une semaine plus tard, je me préparais à aller au siège des Cofidis, il n’était pas très loin de chez moi, mais je pris quand même la décision d’y aller en train, puisque là-bas, je pourrais utiliser ma voiture de fonction Cofidis. J’étais particulièrement heureux car je n’avais pas bu une seule goûte d’alcool depuis une semaine.
Je me trouvais proche de la gare, quand je bousculai, sans le vouloir, une jeune femme, ses affaires tombèrent et je l’aidai à les ramasser. On se leva, je m’apprêtai à m’excuser, quand je vis son visage, il s’agissait d’une femme que je connaissais très bien.
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:47

Chapitre 4 : la présentation des coureurs

« -Salut, Jean-Philippe, que fais-tu là ? me demanda cette femme, qui était en fait mon ex.
-Je suis aussi étonné de te voir ici, Christine, en fait, j’allais prendre le train, pour…
-Toi prendre le train, me répondit-elle d’un ton agressif, tu veux aller en Alsace, pour acheter du vin d’Alsace directement là-bas, ou à Bordeaux, pour voir si le vin de Bordeaux est meilleur là-bas ? A moins que tu ne veuilles aller dans un autre pays, pour voir si leur vin est meilleur ? »
Apparemment, elle ne m’avait toujours pas pardonnée de l’avoir « trompé avec l’alcool » ( ce sont les termes qu’elle avait utilisée à l’époque).
« -En fait, ça va probablement t’étonner, mais je n’ai plus touché à l’alcool depuis une semaine, lui annonçai-je, fier de moi.
-Depuis une semaine ! Effectivement, ça m’étonne, mais alors pour quelle raison prends-tu le train, ce matin ? me demanda Christine.
-J’ai rencontré mon ancien directeur général, la semaine dernière, et il m’a proposé un poste de directeur sportif dans son équipe, que j’ai accepté.
-Ah oui, j’ai lu ce matin dans L’Equipe, qu’un nouveau directeur sportif avait été nommé pour remplacer Francis Van Londersele, mais ils n’ont pas dévoilé son identité, alors c’est toi ! Je suis vraiment heureuse pour toi, c’est donc pour ça que tu bois moins. »
La dernière fois, qu’elle était heureuse en face de moi, remonte à plus de quatre ans.
« -Oui, c’est sûrement pour ça, et toi que fais-tu ici ?
D’une façon hésitante, elle m’avoua qu’elle avait déménagé prés de la gare, pour habiter avec son nouveau mari. Je ne savais pas qu’elle s’était remariée, d’ailleurs elle était très gênée, quand elle due me l’annoncer, mais il n’y avait pas de quoi, le principal pour moi était qu’elle soit heureuse ( enfin c’est ce que je lui ais dis, mais bien sûr, au fond de moi, j’étais enrageais).
« -Bon, j’étais content de te revoir, mais je dois y aller, sinon, je vais rater mon train, à bientôt j’espère.
-Oui, à la prochaine Jean-Philippe, me répondit-elle »

Après l’avoir longuement regardé s’en aller ( c’était peut-être la dernière fois que je la voyais), je courus pour prendre mon train, heureusement, je suis arrivé juste à temps.
Le trajet fut assez court, mais j’eu le temps de lire le journal, et je vis l’article, dans lequel, il était question de ma signature chez Cofidis. Comme me l’avait dis Christine, l’article ne mentionnait pas mon nom, il disait juste, qu’un nouveau directeur sportif avait été embauché par Eric Boyer, pour remplacer Francis Van Londersele, qui a dû quitter ses fonctions, pour une raison non communiquée. Je me souviens qu’Eric n’avait pas voulus non plus me donner la raison pour laquelle Francis était obligé de laisser son poste vacant, il m’avait juste précisé, qu’il s’agissait d’une maladie grave. L’article insistait aussi sur le fait que mon contrat ne durait qu’un an puisque Francis Van Londersele avait prévu de reprendre sa place au bout d’un an.

Arrivé à destination, je descendis du train, et je vis Eric, au loin, me saluer. Il m’avait attendu, avec sa voiture. Je reconnais bien là sa légendaire gentillesse.
« -Salut, Eric, je ne m’attendais pas à te voir ici, mais c’est très gentil de ta part.
-Non, c’est normal que je fasse ça pour mon nouveau collègue, me dit-il avec un grand sourire »
Dans la voiture, nous discutions de tout et de rien, et je lui avouai que j’avais déjà réfléchis au sujet des transferts, et qu’il faudrait sûrement garder deux ou trois coureurs non-français, et il m’a répondu que pour la première saison, cela ne devrait pas trop poser de problèmes. J’étais rassuré.

Nous étions enfin arrivés au siège des Cofidis, cela fait plus de quatre ans que je ne suis plus venu ici, il s’agissait toujours d’un grand immeuble, avec une cours et un grand garage derrière, où étaient garés les vélos et les voitures Cofidis.
Nous entrions dans l’immeuble, je saluais Natacha, la standardiste, elle était toujours aussi mignonne, pensais-je en souriant.
« -Je t’emmène dans la grande salle du fond, les coureurs sont tous venus, exceptionnellement aujourd’hui, pour discuter avec toi, m’annonça-t-il. »
Nous voilà dans cette salle, appelée salle de loisir, car il y avait toute sorte de jeu, des jeux vidéos, des baby-foot, entre autres.
D’abord, je vis 4 personnes sur le baby-foot au fond à droite et 4 autres sur celui d’à côté, ensuite 2 autres personnes occupés à jouer à des jeux vidéos au fond à gauche, un jeune homme sur le flipper, à côté, et au moins 10 hommes sur les canapés au milieu en train de discuter. Je compris très vite qu’ils s’agissaient des coureurs de l’équipe. Eric les compta un par un, et s’exclama :
« -Vous n’êtes que 21 ! Il en manque un, qui est-ce ? demanda-t-il haut et fort.
-C’est Moncoute, il est en cuisine, il s’ennuyait et il avait envie d’aider les cuisiniers à préparer le déjeuner, répondit l’un des coureurs qui jouait au baby-foot. »
Eric s’adressa à moi avec une voix plus basse :
« -Moncoute est David Moncoutié, il est l’un de nos meilleurs coureurs, mais je suppose que tu le connais, et il est un véritable cordon bleu, la cuisine est sa deuxième passion, m’avoua-t-il en rigolant. »
Je saluais tous les coureurs un par un en leur serrant la main, et Eric me donna le prénom et le nom de chacun d’entre eux.
Arrivé, presque au bout, à un coureur prénommé Jimmy, je n’ai pu entendre son nom, car il fut avalé par une explosion
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:50

Chapitre 5 : la mauvaise nouvelle

L’explosion venait de la cuisine, on pouvait apercevoir de la peur sur les visages des coureurs, et même sur celui d’Eric, d’ailleurs s’il y avait eu un miroir en face de moi, j’aurais probablement vu de la frayeur sur mon visage, également.
Nous nous empressions tous d’aller voir dans la cuisine, ce qui avait explosé, et surtout si cela n’avait pas fait trop de dégâts. Arrivé dans la cuisine, on fut presque étouffé par la fumée. Eric ordonna aux coureurs d’aller ouvrir les fenêtres, pour qu’on puisse y voir quelque chose.
Une trentaine de secondes plus tard, la fumée s’était presque totalement évaporée, et nous pouvions donc voir David Moncoutié couché par terre, mais il était éveillé, a priori, il avait l’air d’être surtout effrayé. Deux cuisiniers étaient penchés sur lui, très apeurés.
Eric demanda aux autres coureurs de s’en aller, pour laisser un peu d’air à Moncoutié. Ensuite, il demanda ce qui s’était passé, et David lui répondit, avec honte, qu’il avait laissé le four allumé trop fort. Mais il n’arrivait quand même pas à comprendre pourquoi le four avait explosé de cette manière.
C’est alors qu’un des cuisiniers nous montra un objet qu’il venait de ramasser, il s’agissait d’un morceau de papier alu. Voila donc pourquoi le four avait explosé. Eric n’eu pas le temps de s’énerver que David se plaignit de la jambe. Il la retourna, et on vit avec horreur qu’un morceau de verre était rentré dans son mollet.
Paniqué, les deux cuisiniers, ainsi qu’Eric aidèrent David à se relever, et ils l’emmenèrent à l’infirmerie.
Quelques minutes plus tard, nous laissions David Moncoutié avec le médecin de l’équipe. En marchant vers la salle de loisir pour retrouver les autres coureurs, nous discutions de ce qui venait de se passer :
« -J’espère qu’il s’en remettra vite, David, commencai-je.
-Tu n’as pas l’air de te rendre compte de la situation, Jean-Philippe, ce qu’à David, est grave, il ne s’en remettra pas avant, au moins, plusieurs semaines, voir, plusieurs mois.
-Cela voudrait dire qu’il pourrait rater une grosse partie du début de saison, ça commence bien, répliquai-je avec déception.

Deux heures plus tard, nous nous retrouvions tous, enfin presque, puisque David venait d’être emmené à l’hôpital le plus proche, à table. Malheureusement, le repas n’était pas bien copieux, puisque nous dûmes nous satisfaire de fromage et de saucisses, grâce au solide frigo ( Pas Dario bien sûr).
La mauvaise nouvelle avait anéantit tous les coureurs, c’était non seulement un leader, mais aussi un ami qui allait manquer le début de saison. Apparemment, il est apprécié de tous, c’est un élément que je devais prendre en compte.
Le déjeuner sa passa très bien, les coureurs ont tous l’air de bien s’entendre, surtout les français entre eux, j’ai d’ailleurs remarqué un rapprochement entre les coureurs français et espagnols. Ce détails aussi, je devais le prendre en compte.

Apres avoir mangé, Eric m’emmena dans une petite salle pour me présenter les caractéristiques des coureurs.
« -Je vais commencer par te présenter les coureurs français que nous avons, et je te rappelle que tu devras obligatoirement les garder, commença Eric, tout d’abord, le jeune Damien Monier, 21 ans, assez bon rouleur, mais il doit progresser, ensuite, Jimmy Casper, que tu connais probablement, il a 25 ans, c’est un très bon sprinteur. Arnaud Coyot, 23 ans, il est un jeune baroudeur qui se cherche encore un peu. Christophe Edaleine, 24 ans, c’est un bon rouleur, qui à une bonne marge de progression. Jimmy Engoulvent, 24 ans tout juste début décembre, c’est un bon jeune baroudeur. David Moncoutié, que tu n’as malheureusement pas pu connaître mieux, a cause de l’incident de tout a l’heure, il a 28 ans, et c’est un très bon grimpeur qui limite bien les dégâts contre la montre. Enfin, Frédéric Bessy, 31 ans, c’est un bon baroudeur qui grimpe bien, et pour finir avec les français, Cédric Vasseur, 33 ans, il est un baroudeur expérimenté, bon en moyenne montagne.
-Merci, je retiens surtout qu’ils sont très homogènes, et qu’il y a un bon niveau, tant mieux.
-Oui, c’est vrai que nous avons déjà des bons coureurs français, je peux donc passer aux étrangers, que tu devras vendre, ou au moins la plupart d’entre eux. D’abord, Daniel Atienza, il a 29 ans, il est suisse et d’origine espagnole, c’est un bon grimpeur. Inigo Cuesta, 34 ans, c’est un espagnol qui grimpe très bien. Peter Farazijn, à 34 ans, il est belge et aime les parcours accidentés. Bingen Fernandez, 31 ans, espagnol et il est un bon grimpeur. Dimitri Fofonov, 27 ans, c’est un kazakh qui grimpe assez bien. Massimiliano Lelli, à 36 ans, c’est un italien très expérimenté, il grimpe bien, et il roule bien. David Millar, qui est un peu la Star du groupe, il a 26 ans, il est écossais et excellent rouleur. Stuart O’Grady, 30 ans, tu le connais probablement déjà, c’est un excellent sprinteur australien, qui aime bien les parcours accidentés,ainsi que les pavés. Ensuite, Hayden Roulston, 23 ans, il est australien, lui aussi, c’est un jeune baroudeur, assez rapide. Luis Perez, 29 ans, c’est un espagnol qui grimpe très bien. Staf Scheirlincks, 24 ans, belge, c’est un baroudeur assez bon sur les pavés. Janek Tombak, 27 ans, il est estonien et il a une bonne pointe de vitesse. Guido Trentin, 28 ans, c’est un italien qui aime bien les parcours accidentés. Et pour finir, Matthew White, 29 ans, c’est un assez bon rouleur australien.
Voila, j’ai fini de te présenter tous les coureurs, c’est à eux maintenant de venir se présenter devant toi. »

Il quitta la salle, et revint quelques instants plus tard.
« -Voila, ils vont tous venir un par un, pour se présenter, le premier à venir est Frédéric Bessy, un garçon tres attachant »
Apres m’avoir précisé ceci, il ordonna au coureur d’entrer.
« -Bonjour, Mr Roy, fit-il.
-Tu peux m’appeler Jean-Philippe, je préfère que vous m’appeliez par mon prénom, lui répliquai-je.
-Alors bonjour Jean-Philippe, je m’appelle Frédéric Bessy, j’ai 31 ans, j’apprécie beaucoup être dans cette formation, je suis tres motivé a l’idée de participer à se nouveau challenge… »
Et patati et patata, c’est plus ou moins comme cela, que chaque présentation se passa. Pour certains coureurs étrangers, comme les italiens, nous avions un problème de langue, alors Eric dût traduire.
Quand chaque coureur fut passé, je conclus que les coureurs étrangers les plus motivés me semblaient être les espagnols, en plus, ils sont aux nombres de quatre, et ils parlent le français, s’il faut garder des coureurs non-français, ce sera probablement eux que je garderais. D’autant plus, que j’ai remarqué au déjeuner que les français et les espagnols s’entendaient bien.

Il se fait tard, les présentations ont durés longtemps, je me sentais fatigués, j’ai décidé d’allais dans ma chambre. Les chambres étaient au premier étage, je marchais vers la mienne, puis, tout à coup, quelqu’un me prit par le bras et me fit entrer dans une chambre.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:52

Chapitre 6 : une première nuit torride

Cette personne me mit sa main sur ma bouche pour éviter que j’hurle. La douceur de ses doigts me fit penser qu’il devait s’agir d’une femme, d’ailleurs, j’avais déjà senti son parfum quelque part, cette main aussi, je l’avais déjà ressenti sur mon corps, mais où ? Quand ? Et surtout qui est cette femme ?
Plusieurs questions auxquelles je ne pouvais actuellement pas répondre car la chambre, dans laquelle nous nous trouvions, était très sombre. Elle alluma enfin la lumière, et je vis qu’il s’agissait de Natacha, la standardiste.
« -Alors, Jean-Philippe, tu es content de me revoir, j’espère.
-Ben, c’est que je ne m’attendais pas vraiment à un accueil aussi brutal, lui répondis-je avec un petit sourire.
-J’avais tellement hâte qu’on se retrouve tous les deux, comme à l’époque ou tu faisais encore parti de l’équipe.
-Comment ça « tous les deux » ? Je suis revenu pour m’occuper de l’équipe, et pas pour toi, Natacha.
-Tu ne vas pas me dire que tu as oubliés cette nuit qu’on a passé tous les deux, deux jours avant ton accident en Belgique ? me demanda-t-elle, inquiète. »
-Non, je ne l’ai pas oublié, mais nous étions saouls ce soir-là, et…
-J’étais sûre que tu allais me répondre ceci, mais ne me dit pas de bêtise, alcool ou pas alcool, tu étais amoureux de moi et réciproquement, en plus, à l’époque tu étais marié, si nous avons couché ensemble, ça n’est pas pour rien. »
Oui, c’est vrai elle avait raison, nous avions eu une aventure d’une nuit, qui aurait sûrement était plus importante, si je n’avais pas eu cet accident deux jours après.
« -Bon, je l’admets, j’étais peut-être un petit peu amoureux de toi à cette époque, mais… »
C’est alors qu’elle me sauta dessus, sans que je puisse terminer ma phrase, elle me fit tomber sur le lit, avec elle sur moi, elle glissa ma main sous sa jupe, mais je dû la repousser.
« -Arrête, enfin, qu’est-ce qu’il te prends ? Tu es en manque ou quoi ? lui demandai-je
-Oui, en manque de toi, ces quatre dernières années, je n’ai fait que pensée à toi, Jean-Philippe. Que tu étais hésitant à l’époque, je veux bien, mais maintenant, j’ai appris que tu n’es plus avec ta femme, alors je ne vois vraiment pas ce qui te retient. Ne me dit pas que c’est l’envie que te manque, parce que j’ai vu la façon dont tu m’as regardé ce matin. »
Elle avait raison, je ne voyais pas non plus ce qui me retenait, j’ai pourtant couché avec une multitude de femme, depuis que Christine m’a quittée. Mais, Natacha, n’était, a mes yeux, pas une femme comme les autres, d’une part, elle représentait mon phantasme, et d’autre part, elle représentait le diable, puisque c’est avec elle que j’ai trompé Christine, il y a quatre ans.
Mais l’envie prit, finalement, le pas sur la raison ( comme souvent), et je finis par me laisser aller.

Le lendemain, je me réveillai difficilement, mais, je voulus me lever tôt, pour rendre visite à David Moncoutié. Natacha dormait tranquillement à coté de moi, cette chambre devait lui appartenir, puisque personne n’était venu la réclamer cette nuit.
Je me levais sans faire de bruit, je pris ma douche, et je m’habillais doucement.
« -Jean-Philippe, fit Natacha d’une voix encore endormie
-Je dois partir, et puis il vaudrait mieux qu’on ne nous voie pas ensemble, tu risquerais d’être renvoyés. Au fait, tu n’as pas un petit ami ?
-Non, je te l’ai dit hier soir, je n’ais pensé qu’à toi, ces quatre dernières années. Bon, j’ai eu quelques aventures, mais jamais rien de sérieux. Et toi, tu as connus des filles depuis que ta femme t’a quittés ?
-Non aucune, j’étais pas trop en état. Passe une bonne matinée, j’y vais. »
J’avoue, je venais de lui mentir, j’en ai connu beaucoup des femmes, mais je n’allais pas le lui dire, ça lui aurait fait du mal.

Heureusement, personne ne m’avait vu sortir de sa chambre. J’étais arrivé à l’hôpital où se trouvait David Moncoutié. Je demandai dans quelle chambre il se trouvait, et j’y entrai.
Je le vis couché, en train de lire quelques lettres.
« -Bonjour, David, comment tu vas ce matin ?
-J’ai connu mieux, mais je vais déjà mieux qu’hier, même si je ne peux pas encore marcher. Et vous, vous vous adaptez bien à notre équipe ? Mr Roy, c’est bien ça ?
-Oui, mais tu peux me tutoyer, et aussi m’appeler par mon prénom, lui confiai-je.
-D’accord, Jean-Philippe.
-Je suis venu te rendre visite, pour voir comment tu allais, et aussi pour te dire que je compte beaucoup sur toi, cette saison, alors écoute bien le médecin, lui conseillai-je. »
Nous passâmes toute la matinée ensemble, à discuter des objectifs, de mes expériences passées, des siennes, et, également, à jouer à des jeux de cartes. Je dirais même que nous sommes devenus bons amis.

Sa compagnie était agréable, mais je dû rentrer au siège Cofidis, pour manger, pour discuter de deux ou trois petites choses avec Eric, mais aussi pour voir Natacha, car il faut bien le dire, cette nuit m’a rendue encore plus fou d’elle.

Me voila arrivé devant le siège, j’entrai par la porte principale, mais quelque chose m’inquiéta. Je ne vis pas Natacha, à sa place, je trouvais cela bizarre, mais peut-être qu’elle était tout simplement au toilette. Je décidai alors de chercher Eric, pour lui dire bonjour. Apres avoir cherché dans tout le premier étage, je vis, à travers une fenêtre, qu’il se trouvait dans la cour. J’allais donc le retrouver.
« -Salut, Eric, ça va bien ce matin ? »
Il me regarda avec un air intrigué, puis me dit :
« -J’ai toqué à ta porte, hier soir, pour voir si tu avais besoin de quelque chose, mais tu n’as pas répondu, alors j’ai ouverts avec le double des clés, mais tu n’étais pas dans ta chambre. C’est pourquoi, je voudrais savoir où tu as passé la nuit ? »
Oh non, c’est pas vrai, il était peut-être au courant pour Natacha et moi, c’est sûrement pour cela que je ne l’ai pas vu à l’entrée. Mais quel idiot je suis, pensai-je avec dégoût.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:54

Chapitre 7 : un nouveau réveillon de Noël qui s’annonce triste

Mais s’il connaît la vérité, alors pourquoi me la demande-t-il ? Peut-être qu’il veut me l’entendre dire ? Il valait donc mieux pour moi que je lui dise tout de suite que j’ai passé la nuit avec Natacha :
« -Il faut que je t’annonce quelque chose Eric, lui fit-je. »
C’est alors qu’il se mit à éclater de rire, et il me dit, toujours en rigolant :
« -Ah, c’est bon je comprends ! ah ! ah ! Apres tout, le naturel ne disparaît jamais, et je te connais, tu es sûrement sorti en boîte ou dans des bars cette nuit, et tu as dû bien prendre ton pied, si tu vois ce que je veux dire, ah ! ah !
-Oui, c’est ça, lui répondis-je un peu gêné. »
J’étais rassuré, il ne savait rien, au sujet de Natacha et moi. Mais, alors pourquoi elle ne se trouvait pas à sa place ? C’est ce que je lui ai demandé, et il m’a répondu qu’on était Jeudi, et que le Jeudi, c’est son jour de congé. Ouf ! J’étais définitivement rassuré.

Par la suite, il m’a montré le matériel de l’équipe pour la future saison, les vélos, les roues et les casques. L’équipe a vraiment du très bon matériel, ainsi que de bons mécaniciens, la plupart d’entres eux étaient déjà là, à l’époque où je faisais partie de l’équipe.
Ensuite, on est allé manger, on a discuté de diverses choses, il m’annonça que les coureurs s’installeront définitivement au siège dans dix jours. Pour le moment, ils s’entraînent chez eux. Mon directeur sportif adjoint, Bernard Quilfen, devrait arriver au siège d’ici une semaine.
On a aussi eu des discutions moins professionnelles, puisqu’on a discuté de ce qu’on allait faire pour Noël, qui arrive dans 2 jours.
Il m’a dit qu’il allait passer le réveillon, ainsi que le 25 décembre, avec sa femme et ses enfants, chez lui. Vu que les coureurs ne seront pas là non plus, ni les autres employés, je me retrouverais donc seul pour fêter Noël. En effet, moi je n’avais personne avec qui fêter, je n’ai plus de nouvelles de ma mère depuis au moins trois ans, ma femme, je ne vous en parle même pas, et je n’ai plus vraiment d’amis depuis que j’ai commencé à boire. Je ne voyais que Natacha, mais elle avait sûrement prévu de passer le réveillon avec ses proches.

Apres avoir mangé, je décidai d’aller dans ma chambre pour défaire mes bagages, puisque depuis que je suis arrivé, je n’ai pas eu l’occasion de voir ma chambre.
Ma chambre ressemblait fortement à celle de Natacha, je pense que toutes les chambres sont du même style, le plafond blanc, une belle tapisserie bleue, et une moquette bleu foncée. Le lit était de moyenne taille, avec un drap bleu clair. Mes bagages se trouvaient à côtés sur mon lit. Je rangeais mes vêtements dans les tiroirs, et, fatigué, je décidai de m’assoupir un peu.

Une main me caressa la joue, et une voix m’appela, ce qui me réveilla en sursaut.
« -Natacha ! Qu’est-ce que tu fais là ? Tu es folle, et si quelqu’un t’a vu entrer dans ma chambre ! agressai-je Natacha, qui se trouvait devant moi.
-T’inquiètes, Jean-Philippe, j’ai bien fait attention »
Puis, elle se déshabilla pour n’être plus qu’en sous-vêtements, et se glissa sous les draps, à côté de moi.
« -Je dois te parler de quelque chose, lui annonçai-je, c’est à propos de Noël. Tu as prévu quelque chose pour le réveillon ?
-Ben, j’ai prévu de passer Noël avec mes parents, me répondit-elle, d’un air déçu.
-Ah ok ! Ben je suis parti pour rester seul le soir du réveillon, pour changer, répondis-je ironiquement. »
Ensuite, elle mit sa main sur ma bouche, l’air de dire : « Bon, passons au choses sérieuses ». C’est ce que nous fîmes.

Le lendemain après-midi, je partis en ville pour acheter un cadeau de Noël à Natacha. Je pensais lui acheter une boîte de chocolat, ce n’est pas très original, je vous l’accorde, mais je pense que ça lui fera plaisir. Je marchai, quand une personne, que j’avais l’impression de connaître, me fixa du regard, à environ quatre mètres de moi, puis se cacha dans un magasin. Intrigué, je décidai de le suivre. Le magasin, dans lequel il s’était enfui, vendait différents articles de chocolat, le hasard fait bien les choses. Il était parti au fond du magasin, j’avais l’impression de jouer le rôle d’un flic, et lui le rôle du voleur. Mais qui, il pouvait bien être ?
Heureusement, il ne courrait pas très vite, j’ai pu l’attraper par l’épaule.
« -Qui êtes vous ? Pourquoi avais-vous pris la fuite quand vous m’avez vu ?
-Je suis désolé Mr Roy, enfin je veux dire Jean-Philippe, me répondit-il. »
C’est alors que je reconnu son visage, il s’agissait d’un des coureurs de l’équipe, et il s’est enfui car il n’était pas censé se trouver en ville, mais plutôt sur un vélo, pour s’entraîner.
« -Je vois ! Tu es un des coureurs de l’équipe, c’est bien ça ? Mais qui ?
-Je suis Monier, Damien Monier, me répondit-il avec une voix toute timide.
-Ah oui, je me souviens, le jeune de 21 ans, c’est ça ?
-Oui !
-Je suis un peu déçu de te retrouver ici, mais j’ai également commencé à 21 ans, et je sais ce que c’est, on a pas tout le temps envie de s’entraîner. On va faire une espèce de pacte : tu me promets de t’entraîner avec acharnement, car l’équipe compte sur toi pour l’avenir, et en échange, je ne dirais rien à Eric Boyer. D’accord ?
-Oui, merci, me répondit-il, rassuré. »

Deux jours plus tard, tout le monde était partie dans la journée, voila un moment que j’appréhendais, me retrouver seul pour fêter Noël, comme ces quatre dernières années. L’au revoir avec Natacha fut compliqué, car nous étions tous les deux assez tristes, mais Eric était à deux mètres de nous, donc nous dûmes nous retenir.
Je m’ennuyais beaucoup, je tournais en rond dans ma chambre, je pris donc la décision d’aller dans la salle à manger. Je grignotais quelques petites choses, quand tout à coup, la lumière s’éteignit.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:57

Chapitre 8 : L’accident de Noël

Je pensais d’abord à une coupure d’électricité, mais la lueur sortant du réfrigérateur me fit comprendre qu’il s’agissait d’autre chose. Mais quoi ? Une lumière ne peut pas s’étendre toute seule. C’est alors qu’une main me toucha l’épaule, cela devait sûrement être un cambrioleur, c’est bien ma veine, un cambrioleur vient me faire chier (passer moi l’expression), alors que je suis pour la première fois seul ici. Je décidai donc de ne pas me laisser faire, je pris une poêle qui se trouvait juste à coté de moi, et je frappai la personne en me retournant. Le cambrioleur devait être assez faible, il ne put se défendre et tomba comme une feuille en automne.
Avant qu’il ne reprenne ses esprits, j’allai vite allumer la lumière pour voir la tête de mon adversaire. Je revins pour voir son visage, et là ce fut le drame. Je venais de frapper Natacha.
Je m’empressai de la lever pour la ramener dans le salon qui se trouvait en face. Je fis tout mon possible pour la réveiller le plus vite possible. Elle commençait à avoir une sacrée bosse sur le front.
J’espérais qu’elle ne m’en voudrait pas trop. Que dis-je ? Bien sûr qu’elle m’en voudra, je venais de la frapper de toutes mes forces avec une poêle, alors qu’elle voulait juste me faire une surprise. Je m’en voulais terriblement.

Au bout de deux heures, elle se réveilla enfin :
« -Alors ? Comment tu te sens Natacha ? Pas trop mal à la tête ?
-Qu’est-ce qui s’est passé ? Où suis-je ? me demanda-t-elle d’un air très étrange.
-Tu es venu tout à l’heure pour me faire une surprise, et je t’ai pris pour un cambrioleur, alors je t’ai frappé avec une poêle. Voila, je suis vraiment désolé, ça fait deux heure qui tu es endormie. Au fait, tu ne devais pas aller chez tes parents ?
-Mes parents ? Pourquoi ? Où suis-je ? »
Elle continuait à être très étrange, elle me faisait presque peur.
« -Quand j’ai vu que je me suis trompé de personne, je t’ais ramené ici. Mais, tu m’avais dis que tu passais Noël avec tes parents, donc je ne m’attendais pas à te voir ce soir.
-Mais qui êtes-vous Monsieur ? »
Cette question me glaça. Elle posa cette question étrange d’un air terrifié.
« -Tu vas pas me dire que tu ne me reconnais pas ? C’est moi Jean-Philippe.
-Mais non, je ne vous connais pas Monsieur, je ne connais pas de Jean-Philippe »
C’est pas vrai ! Je l’avais frappé à un tel point qu’elle en était devenue amnésique. Je l’ai ramené aux urgences pour savoir ce qu’elle avait exactement. Heureusement que quelques médecins travaillent malgré le réveillon.
Apres l’avoir examiné, le docteur est venu me parler. Je lui ais dis que j’étais un ami proche, très proche. Il m’a demandé comment cela était arrivé, et, étant gêné de la vérité, je lui ai simplement dit qu’il s’agissait d’un accident. Il avait l’air compréhensif. Ensuite, il m’a annoncé qu’il lui avait montré une photo de ses parents, trouvée dans son sac, et elle les avait reconnue. Donc son amnésie n’était pas très profonde. Il m’a conseillé de lui parler de son passé proche, et sa mémoire reviendra bientôt.

Rentré à la maison, je la laissais se coucher, en lui indiquant sa chambre. Il fallait qu’elle se repose pour l’instant. Je me couchais à mon tour, en pensant que la soirée fut bien moins ennuyeuse que ce que je pensais.
Dans la journée du 25 décembre, je lui ais beaucoup parlé de son passé proche comme me l’avait conseillé le médecin. Elle me posa des tas de questions, y compris sur nous deux :
« -Qui est tu exactement pour moi ? me demanda-t-elle
-Depuis que je suis revenu, nous sommes assez proche, plus que de simples amis, lui répondis-je »
Mais je ne savais pas comment lui dire plus clairement que nous étions ensemble, et j’avais peur qu’elle le dise à quelqu’un sans faire attention.
Je lui ai aussi expliqué qu’il ne fallait pas qu’elle dise la vérité aux autres, demain. Je lui ai conseillé de dire un mensonge : qu’elle avait eu un accident de voiture en allant chez ses parents, et que cet accident l’avait rendu amnésique.

Le lendemain fut difficile, car il fallait qu’elle dise ce mensonge à Eric et aux autres employés, mais elle y est arrivée, et Eric avait l’air très inquiet. Il lui montra comment marchaient l’ordinateur, le téléphone et tout ce qu’elle devait faire pour son travail.
Elle comprenait vite, comme si sa mémoire commençait à revenir. Mais elle ne me reconnaissait pas encore, je décidais de ne pas trop me rapprocher d’elle, le temps que sa mémoire reviennes complètement.

Le temps passa très vite jusqu’au 2 Janvier, je passais mon temps à me promener en ville, à me reposer pour être prêt pour la prochaine saison. Je pensais déjà aux transferts, mais il fallait que les coureurs soient présents, ainsi que Bernard Quilfen, pour en discuter avec lui. Ils devaient d’ailleurs tous arriver dans la matinée.
C’est Bernard Quilfen qui arriva en premier, il fut accueillit par Eric et moi. Il était plutôt grand, habillé en chemise, cravate, et pantalon assez classe. Le boulot avait donc déjà bien commencé pour lui. Quand Eric et Bernard se sont serrés la main, leurs regards ont du mal à se croiser, j’ai trouvé cela bizarre.
On est allé s’asseoir dans le salon, pour discuter calmement. Je lui ais dis qu’il faudrait sûrement garder quelques coureurs. Et il m’a dit qu’il pensait la même chose. Je lui ais fait part de mon penchant pour les espagnols de l’équipe, en lui expliquant qu’ils m’avaient l’air très motivés. Il m’expliqua que cela serait effectivement une bonne chose, comme cela nous serons à coup sûr acceptés pour faire la Vuelta.

Plus tard dans la matinée, les coureurs arrivèrent soit par petits groupes, soit tout seul. Par exemple, les quatre espagnols sont venus ensemble : Bingen Fernandez, Luis Perez, Inigo Cuesta et Daniel Atienza. En dernier, est arrivés un coureur que j’avais pu connaître dans une drôle de situation, Damien Monier. Je suis allé à sa rencontre pour lui dire que je n’avais rien dit à personne. Il m’a remercié, et est allé rejoindre les autres dans la cour.
Ils étaient tous enthousiastes à l’idée de reprendre du service pour cette nouvelle saison, assez spéciale pour Cofidis.
Bernard est venu dans la cour en courant pour nous annoncer qu’il y a avait une surprise pour nous tous.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:58

Chapitre 9 :

Il nous emmena tous à l’entrée et on était tous heureux de voir que David Moncoutié était aussi au rendez-vous. Quand il nous a vu arrivé, il nous a salué de la main avec un sourire aux lèvres. Deux infirmiers étaient venus avec lui, car il marchait avec des béquilles. Mais en tout cas, il était souriant, c’était le principal.
Nous sommes tous allés dans la salle à manger pour discuter devant un bon repas. Les coureurs se dispersaient par petits groupes pour discuter, mais je ne m’inquiétais pas, c’est normal que certains ont plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres. Par contre, j’ai trouvé bizarre qu’Eric ne s’asseye pas à côté de Bernard malgré la place vide. Décidemment, il ne s’entendait pas bien ces deux là, peut-être que je suis parano, mais c’est l’impression que j’ai.

A la fin du repas, Natacha m’a appelé en disant qu’il y avait quelqu’un au téléphone pour moi. Je me demandais qui cela pouvait être, je pris le téléphone dans la main :
« -Halo ?
-Oui, bonjour, vous êtes bien Mr Jean-Philippe Roy ?
-Oui c’est moi-même, et vous, qui êtes vous ?
-Je m’appelle Mr Vix, je suis journaliste pour le magazine L’Equipe, je voudrais faire une interview de vous pour le journal.
-Ah oui ? D’accord, ce sera avec plaisir.
-Quand serez-vous disponible ? Demain matin, ça vous va ? me demanda le journaliste.
-Demain matin ? D’accord, je n’ai rien prévu.
-D’accord, donc on se donne rendez-vous à 9 h 30, à l’hôtel de la gare ?
-Ok, comptez sur moi ! A demain matin Mr Vix ! »
Et il raccrocha. C’est première fois que je vais faire une interview de ce genre, j’ai déjà été interviewé pendant le Paris-Nice que j’avais fini à la 15ème place, mais c’était une interview très courte faite avec Eurosport.

Durant l’après-midi, avec Bernard Quilfen, nous avons commencés notre premier grand boulot de la saison : les transferts. Nous sommes allés dans son bureau pour voir ça au calme. On a d’abord commencé par parcourir la liste des coureurs français qui étaient au chômage. La liste n’était pas longue, peut-être 10 coureurs tout au plus, la plupart étaient jeunes. C’est inquiétant à cet âge de rechercher une formation en vain.
Nous en avons repérés cinq qui étaient plutôt intéressants : Loïc Lamouller, qui m’a tout de suite plu, il 25 ans, c’est un assez bon grimpeur ; Yannick Talabardon, ancien big mat lui aussi, il a 22 ans, il est polyvalent ; Ludovic Auger, encore un ancien big mat, décidemment, on va croire qu’on aime particulièrement les anciens big mat, il a 32 ans, il est expérimenté, et c’est un bon baroudeur assez rapide ; Kilian Patour, il n’est pas encore passé professionnel, il a 21 ans, c’est un jeune rouleur qui doit progresser ; et enfin, Thomas Tenetaz, jeune coureur de 22 ans, qui pourra servir comme coéquipier s’il progresse.
Voila, après avoir envoyé une proposition de contrat à chacun d’entre eux par mail, en espérant qu’ils répondent tous les cinq favorablement, nous avons décidé d’arrêter là pour aujourd’hui. Il fallait que je me repose pour mon interview du lendemain matin.
En sortant du bureau, nous avons rencontré Eric, qui nous a dit qu’il souhaitait que les transferts soit bouclés vers le 22 janvier, pour préparer le stage d’avant saison.
Par conséquent, nous avons 20 jours devant nous, cela paraît juste, mais nous allons faire tout notre possible, avec Bernard.

Je me réveillais le lendemain matin, en pleine forme, je me suis en effet couché très tôt la veille. J’ai enfilé mon plus beau costume pour rencontrer Mr Vix, le journaliste de L’Equipe.
Je partis pour l’hôtel de la gare, où nous devions nous rencontrer. Arrivé dans l’hôtel, un hôtel très chic, je me suis assis sur un des fauteuils de l’accueil. Quelques minutes plus tard, une personne se rapprocha de moi, et me demanda si j’étais bien Jean-Philippe Roy, après lui avoir répondu qu’il s’agissait bien de moi, il m’annonça qu’il était Mr Vix.
Il avait un carnet à la main et un stylo dans l’autre main, probablement pour écrire mes réponses. Il s’est assis en face de moi, et m’a dit qu’on pouvait commencer. Il me posa la première question :
-Journaliste : Comment s’est passé votre rencontre avec le manager de Cofidis Eric Boyer ?
-Moi : Je le connaissais déjà, vu qu’on travaillait ensemble à l’époque où j’étais coureur, et il a pensé à moi pour remplacer Francis Van Londersele. Il m’a appelé sur mon portable, et je peux vous dire que je ne m’y attendais pas du tout.
-J : Comment avais réagis ?
Ces questions de journaliste m’ont toujours fait rire, j’avais envie de lui répondre, Oh, j’ai très mal réagis, c’était la pire nouvelle de toute ma vie, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté. Mais je jouai le jeu.
-M : J’étais flatté, je ne pensais pas que je retournerais un jour dans le monde du cyclisme. J’étais vraiment très content.
-J : Pensez-vous pouvoir réussir le défi de Cofidis cette année ?
-M : Oui, c’est sûr que cela paraît compliqué, mais avec Bernard Quilfen et Eric Boyer, nous pouvons réussir. Nous allons réussir, j’en suis persuadé.
-J : Avez-vous déjà commencé le recrutement ?
-M : Oui, mais je ne peux pas vous en dire plus, le secret professionnel, vous savez ce que c’est n’est-ce pas ? lui répondis-je en rigolant.
Il me posa encore quelques questions peu intéressantes, et m’a remercier. Il a aussi dit que cette interview sera publiée d’ici deux jours.

Je suis allé manger au restaurant, pour rien vous cacher, c’était meilleur qu’au siège Cofidis. Ensuite, je suis rentré pour voir les mails, en espérant que les coureurs, à qui on avait envoyé une proposition, avaient répondus.
En rentrant, je vis Eric avec un air très inquiet, cela m’intrigua et je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a répondu que Guido Trentin avait été renversé par une voiture en s’entraînant, il a été emmené d’urgence à l’hôpital. On ne gardera peut-être pas Trentin, mais c’est inquiétant pour lui, pensais-je.
Je me mis à mon bureau pour voir les mails, et je vis que deux coureurs avaient répondus, mais avaient-ils répondus favorablement ? Suspense…suspense…
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christvoeckler
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 17:59

Chapitre 10 : l’arrivée des premières recrues

J’étais ravi de voir que Ludovic Auger et Yannick Talabardon étaient d’accord pour rejoindre notre formation. Ils devaient tous les deux arriver dans la journée pour signer leur contrat et pour s’installer. Je suis allé annoncer la bonne nouvelle à Bernard, il n’avait pas l’air enthousiaste, il m’a dit que ce sont de bons coureurs, mais il faudra aussi penser à prendre des grands coureurs français. Je lui ai demandé de téléphoner à Eric pour le lui annoncer, mais il m’a répondu, d’un air mécontent, qu’il l’apprendra quand il reviendra.
Je me demande vraiment pourquoi ils sont fâché ces deux là, je n’osai pas le lui demander, car il avait déjà l’air de mauvaise humeur.
Ensuite, nous avons décidé de continuer notre recherche de coureurs, et nous avons remarqué que nous manquions de bons rouleurs. Cela ne sera pas simple de trouver des bons rouleurs du côté des coureurs français, mais bon, on va essayer quand même.
Quelques coureurs ont mérités notre intérêt, il s’agit de Benoît Vaugrenard, il a 21 ans, c’est un bon espoir du Contre-la-montre, il appartient à la Fdjeux.com ; Guillaume Auger, le frère de Ludovic qui viens de nous rejoindre, il a 27 ans, il est un assez bon rouleur ; Florent Brard, l’ancien grand espoir français, il a 27 ans, et il est toujours un bon rouleur ; et Eddy Seigneur, c’est un bon rouleur de 34 ans, il est donc aussi très expérimenté.
Nous avons donc envoyé une offre aux formations de ces coureurs, en espérant qu’elles soient suffisantes.

En fin d’après-midi, Ludovic Auger et Yannick Talabardon sont arrivé au siège Cofidis, ils ont l’air très sympathique, ils ont tout de suite signé leur contrat, et ont fait un tour en vélo avec une bonne partie des autres coureurs qui compose déjà notre effectif.

Le lendemain, je suis allé voir dès le réveil, nos mails, j’ai d’abord vu que Loïc Lamouller avait refusé notre offre, j’ai donc décidé de lui proposer un meilleur contrat. En revanche, le jeune Kilian Patour a accepté notre offre, il va venir aujourd’hui pour signer son premier contrat professionnel. En ce qui concerne, les coureurs à qui on a fait une offre hier, la formation Chocolat Jacques a accepté notre offre pour leur coureur Florent Brard, la RAGT a accepté celle pour Guillaume Auger, mais ils ont refusé l’offre pour Seigneur, tant pis. Pour finir, l’équipe Fdjeux.com a accepté notre offre pour leu jeune coureur Benoît Vaugrenard. J’ai donc envoyé une proposition de contrat à ces trois coureurs.
J’allai parlé de tout ça à Eric, en passant à côté de Natacha, je la regardais en espérant qu’elle ait retrouver la mémoire, mais ça n’était, semble-t-il, pas le cas. Elle me manque vraiment, il faut qu’elle retrouve la mémoire le plus vite possible.

Le lendemain, c’est au tour de Florent Brard de nous rejoindre, ainsi que Loïc Lamouller et le jeune Thomas Terretaz. Florent va donc être un de nos meilleurs rouleurs, c’est une excellente recrue.
24 heures plus tard, j’appris que Guillaume Auger et Benoît Vaugrenard les imitaient. Le recrutement commence donc sur les chapeaux de roues, même si pour l’instant, nous n’avons pas encore recrutés de grands leaders.
Nous avons maintenant 30 coureurs dans notre effectif, on pouvait donc déjà libérer cinq coureurs étrangers. Après mûres réflexion, et avec l’aide de Bernard, j’ai décidé de remercier les australiens O’Grady (à cause de son gros salaire) et Roulston, les italiens Trentin et Lelli, et le sprinteur estonien Tombak. Pour Trentin, on va avoir du mal à lui annoncer, car il n’est déjà pas bien à cause de son hospitalisation.
Nous avons annoncés aux quatre coureurs qu’ils devaient nous quitter, ils s’y attendaient un peu, mais ils étaient tout de même déçus.

Le lendemain, vu que O’grady est partie, nous allons essayer de le remplacer par Jean-Patrick Nazon, et nous avons donc envoyé une offre à son équipe Ag2r. Nous avons aussi fait une proposition pour Samuel Dumoulin, Damien Nazon et Sébastien Chavanel, au cas ou.
Pendant le déjeuner, Eric nous a annoncé qu’il avait décidé d’organiser une fête pour ce soir, car il était satisfait du recrutement actuel. Les coureurs avaient tous l’air heureux, c’est vrai qu’ils ne s’amusent pas beaucoup ces temps-ci, ils s’entraînent tout le temps.

Le soir venu, personne ne manquait à l’appel, même David était là avec ses béquilles. Je m’étais installé à côté de lui, pour savoir comment ça allait. Il m’a dit qu’il avait de moins en moins mal au mollet, les docteurs lui ont aussi dit qu’il pourrait sûrement revenir avant le Tour de France. Encore une bonne nouvelle, me suis-je dit.
On avait préalablement enlevé les fauteuils du salon, pour faire de la place, pour danser. La plupart des coureurs étaient sur la piste en train de danser sur de la musique techno.
La danse n’a jamais était mon truc, c’est vrai qu’il y a encore quelques semaines, j’étais un habitué des boîtes de nuit, mais j’y allais plus pour passer du bon temps avec des filles, que pour danser. Et ce soir, les seules femmes, qui étaient présentes, étaient certaines femmes de coureurs, et Natacha.
D’ailleurs, elle était en train de danser, je la fixais depuis au moins cinq minutes, elle était habillée assez court, comme la plupart du temps.
Je n’en pouvais plus, il fallait que je lui dise la vérité au sujet de nous deux, je suis allé la rejoindre sur la piste.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:01

Chapitre 11 : la valse des arrivés

En la prenant par la main, je lui ai dit : « On danse ? », elle m’a répondu : « oui, avec plaisir ». On s’est mit à danser ensemble, j’étais pas très à l’aise, et très stressé par ce que j’avais à lui annoncer. Mais il fallait que je lui dise la vérité.
« -J’ai quelque chose d’important à te dire, Natacha, lui annonçai-je discrètement
-Oui, quoi, Jean-Philippe ?
-C’est assez compliqué, mais, nous deux… on est… comment dire… »
Je n’arrivais pas à lui dire, je me souvenais de ce qu’avait dit le docteur le soir de l’accident. Il avait dit que sa mémoire finirait par revenir assez vite, et qu’il ne fallait pas précipiter les choses.
« -Oui, quoi ? Nous deux, on est quoi ? me demanda-t-elle amusée
-Non, rien, oublie… »
Elle avait l’air intriguée, mais elle ne posa pas plus de question. Tant pis, je vais attendre qu’elle retrouve la mémoire, en espérant qu’elle revienne vite.

Le lendemain, je suis allé voir nos mails, et j’étais déçu de voir que les formations de J-P Nazon, de Damien Nazon et de Sébastien Chavanel ont refusés nos offres. Mais il y a quand même une bonne nouvelle, puisqu’ag2r a accepté l’offre pour Samuel Dumoulin. Je lui ai donc envoyé une offre de contrat.
Plus tard dans la journée, avec Bernard, on a recherché plusieurs bons grimpeurs, et on a envoyé une offre pour Sandy Casar, Yoan Le Boulanger, Christophe Oriol, Cyril Dessel, Nicolas Fritsch, Sylvain Calzati, Thomas Voeckler et Nicolas Vogondy. Mais bien sûr, notre budget ne nous permet pas de tous les prendre.

Le lendemain, en voyant nos mails, j’ai pu voir qu’un nouveau coureur avait décidé de nous rejoindre, en effet, Samuel Dumoulin nous a rejoint dans la journée, il dit qu’il rêvait de participer à notre projet.
En ce qui concerne les coureurs qui nous intéressaient la veille, seul ag2r a accepté l’offre pour Christophe Oriol, les équipes de Casar, Vogondy et Dessel ont refusés nos offres. J’ai donc décidé de proposer une nouvelle offre pour ces coureurs.
Un peu plus tard, Eric est venu me voir pour m’annoncer qu’il n’avait pas le temps d’aller à l’hôpital, pour annoncer à Guido Trentin qu’on ne comptait plus sur lui cette saison. Je n’avais pas envie de le faire, mais je n’avais pas vraiment le choix.
Il m’a aussi prévenu que Guido comprenait très bien le français, mais qu’il ne le parlait pas très bien.
J’y allai en début d’après-midi, il se trouvait dans une chambre assez proche de celle où se trouvait David il y a quelques jours encore. J’entrais après avoir frapper a la porte, il était en train de regarder la télévision, une chaîne italienne il me semble.
« -Bonjour, Guido, lui fis-je
-Buongiorno, Jean-Philippe »
C’est la première fois que j’entendais mon prénom avec l’accent italien, ça fait bizarre.
« -Autant te le dire tout de suite, je suis venu avec une mauvaise nouvelle.
-Ah bon ! Ié pense savoir dé quoi il s’agit
-Ah ! Oui comme tu t’en doute sûrement, nous avons choisis de ne pas te garder avec nous, ça me gène de t’annoncer ça comme ça.
-Ma ! Non je savais que je n’allais pas rester encore a lungo avec ce challenge. »
Après m’être encore excusé et lui avoir souhaité bonne chance pour la suite de sa carrière, je me suis en allé.
Je pensais que j’aurais plus de mal à communiquer avec lui, mais ça s’est bien passé.

Le lendemain, Christophe Oriol a accepté notre proposition de contrat, décidemment les coureurs français avait l’air d’apprécier ce challenge.
Ensuite, les formations de Sandy Casar, Nicolas Fritsch et Cyril Dessel ont acceptés nos offres. J’ai décidé d’envoyer une proposition à ces trois coureurs.
Par contre, les équipes de Le Boulanger et de Voeckler ont déclinés nos offres, tant pis.

Nous voila le lendemain, j’avais hâte de savoir si Sandy Casar avait ou non accepté de rejoindre notre effectif. Et la réponse est malheureusement non, Casar n’est pas intéressé par notre challenge, c’est une grosse déception. Par contre, Cyril Dessel est content de pouvoir venir chez nous, ainsi que Nicolas Fritsch.
Après ces dernières recrues, et si on enlève les coureurs qu’on a licencié, nous avions une équipe de 29 coureurs, nous pouvions donc renvoyés quatre étrangers. C’est donc au tour des deux belges, Farazijn et Scheirlinckx, l’australien White et le kazakh Fofonov.
Il nous restait plus qu’un étranger, sans compter les espagnols, David Millar, mais vu qu’il nous fallait encore un grand leader français, nous allons probablement pouvoir le libérer.

24 heures plus tard, nous avons décidé de commencer à chercher un grand leader français. Nous avons fait une offre à Christophe Moreau, Sylvain Chavanel, Patrice Halgand et Didier Rous.
Lequel voir lesquels de ces grands coureurs va nous rejoindre ? Est-ce qu’il y en aura au moins un ? Il fallait malheureusement attendre le lendemain pour pouvoir répondre à ces questions.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:02

Chapitre 12 : La conférence de presse d’avant saison

Nous voici donc au moment tant attendu la veille, est-ce qu’un grand coureur français va nous rejoindre ? En fait, seul le Crédit Agricole a accepté notre offre pour Patrice Halgand, nous lui avons donc envoyé une proposition de contrat. J’étais déçu de ne pas pouvoir encore recruter une grand tel Moreau, mais je pense que Cofidis pourra en recruter un la saison prochaine, avec ou sans moi. J’espère au moins que Patrice Halgand nous rejoindra, en tout cas.
Le lendemain, nous étions étonnés de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Patrice Halgand, nous pensions qu’il allait nous répondre plus rapidement, je ne sais pas si c’était bon signe ou pas, mais Eric, qui était à mes cotés, lança : « Pas de nouvelle, bonne nouvelle ». C’est une façon comme une autre de voir les choses du bon côté.
Plus tard dans la matinée, alors que j’allais sortir faire quelques petites courses, je vis un taxi arriver, et stationner juste en face du siège. Je me demandais qui pouvait arriver comme cela en taxi. Au bout de quelques secondes, un homme en sortie, à priori, je ne le connaissais pas, mais quand il s’est retournait, et que je vis son visage, j’ai tout de suite reconnu celui de Patrice Halgand. Je suis allé à sa rencontre pour lui demander ce qu’il faisait chez nous, et il m’a répondu qu’il comptait nous faire une surprise. Il m’a ainsi dit qu’il avait naturellement accepté notre proposition de contrat, car ce challenge lui plaisait beaucoup. Ravi de cette nouvelle, je lui ai donc fais visiter quelques pièces du rez de chaussée, avant de lui indiquer où il pourrait rencontrer ses nouveaux coéquipiers.

Ensuite, en chemin, je me suis dis que nous tenions enfin notre dernière recrue, à quelques jours de la fin du marché des transferts. Patrice Halgand est le dernier d’une liste de 13 coureurs, dans laquelle on trouve, Ludovic Auger, Guillaume Auger son frère, Florent Brard, Samuel Dumoulin, Nicolas Fritsch, Loïc Lamouller, Christophe Oriol, Kilian Patour, Thomas Tenetaz, Benoît Vaugrenard, Cyril Dessel et Yannick Talabardon. Une belle liste qui nous permettra sûrement de faire une bonne saison.
Quand je suis rentré, j’ai rencontré Eric, qui m’a annoncé que le stage de pré-saison allait débuter le 23 janvier, pendant une semaine, c’est-à-dire dans quelques jours. Tous les coureurs allaient y participer, sauf Florent Brard, qui a attrapé une mauvaise grippe. Il m’a aussi dit que je n’étais pas obligé de les accompagner pour ce stage. Mais je ne voyais pas ce qui m’empêcherait d’aller avec eux.

Trois jours plus tard, nous devions aller à une conférence de presse prévue à plusieurs kilomètres du siège Cofidis. C’est la première fois que je vais participer à une conférence, j’appréhendais le moment où je devais répondre aux questions des journalistes, mais cela fait aussi partie du métier.
Nous étions arrivés, j’étais accompagné d’Eric et Bernard, mais aussi de trois coureurs invités par la presse, David Moncoutié, Patrice Halgand et Jimmy Casper.
Nous nous sommes installés dans une grande salle remplie de journalistes, qui avaient soit un micro, soit un stylo dans la main, et de photographes. Au bout de quelques longues secondes, un des journalistes a dit que nous pouvions commencer. Il a commencé par demander à Eric la liste officielle des coureurs qui composent notre équipe pour cette nouvelle saison. Il les a donc énuméré, en commençant par les nouveaux, ensuite les autres coureurs français, qui faisaient déjà partie de notre équipe : Frédéric Bessy, Jimmy Casper, Arnaud Coyot, Christophe Edaleine, Jimmy Engoulvent, David Moncoutié, Damien Monier, Cédric Vasseur et enfin nos quatre coureurs espagnols : Daniel Atienza, Inigo Cuesta, Bingen Fernandez et Luis Perez.
Ensuite, un autre journaliste a demandé qu’on parle un peu des objectifs pour cette saison. C’est Bernard, qui a pris le relais, en annonçant qu’il faudra dominer les courses françaises, briller sur quelques classiques de Coupe du Monde, comme Paris-Tours ou San Sebastian, se montrer sur les courses d’une semaine, comme le GP du Pays Basque ou Paris-Nice, et surtout faire un grand Tour de France et une bonne Vuelta. Eric a rajouté que le championnat de France va évidemment devenir une priorité.
Après, un autre journaliste s’est adressé à moi :
« -Bonjour, Jean-Philippe, nous savons que vous êtes arrivé dans cette formation cette année pour remplacer Francis Van Londersele, vous vous êtes bien adapté à votre nouveau rôle ?
-Déjà bonjour, pour répondre à votre question, oui je me sens très bien à ce poste, je suis entouré de gens très bien, je sens qu’on va passer une bonne année. »
Il m’a remercié, puis, une journaliste adressée à David Moncoutié, en lui demandant s’il sentait que son mollet allait mieux, il a répondue que oui, et qu’il devrait reprendre d’ici quelques mois. Par la suite, c’est Jimmy Casper qui a dû répondre à une question, qui était, est-ce qu’il n’avait pas peur de ce rôle de principal sprinteur, après le départ de Stuart O’Grady. Il a répondu qu’il était fier de ce nouveau rôle, qu’il avait confiance en Samuel Dumoulin, son nouveau poisson-pilote et qu’il avait hâte d’apporter des victoires à l’équipe.
Ensuite, Patrice Halgand s’est exprimé au sujet de sa récente venue dans l’équipe, et il a dit que du bien de ses coéquipiers et de son entourage chez Cofidis.
Eric a conclu cette conférence en annonçant le budget de l’équipe, qui était de 4 700 000, et s’est montré plutôt ravi du côté financier.

Quelques jours plus tard, la veille du départ en Espagne pour ce stage de pré saison, je faisais mes bagages, car j’avais décidé de partir avec eux, comme ça j’aurais l’occasion de mieux connaître les coureurs. Je regardais par la fenêtre de ma chambre car j’avais entendu du bruit dans la cour. Les coureurs rentraient plus tôt que d’habitude, je trouvais cela bizarre, peut-être que c’est pour se reposer avant le stage. Mais je vis Cédric Vasseur arriver, avec autour de lui deux autres coureurs qui l’aidaient à marcher. J’étais inquiet, je suis donc descendu pour en savoir plus.
« -Qu’est ce qu’il se passe ? demandai-je à Cédric et au deux coureurs à côté de lui, Frédéric Bessy et Ludovic Auger.
-Il a fait une lourde chute, il faut qu’il ailles à l’infirmerie, me répondit Frédéric
-Je pense que ça n’est qu’une éraflure, ajouta Cédric
-Peut-être mais il faut quand même que tu voies le médecin, conclu Ludovic. »
J’étais rassuré car cela n’avait pas l’air trop grave, il devrait pouvoir participer au stage.

Je me couchai assez tôt, car il fallait partir tôt demain, pour prendre l’avion, Eric m’avait dit que le numéro du vol est le 844 en direction de Barcelone, il faudra donc encore prendre un autre moyen de locomotion après, pour arriver à Calpe.
En plein milieu de la nuit, je me réveillai, je n’arrivais pas à dormir, j’étais trop nerveux. C’est alors que j’entendis ma porte s’ouvrir doucement.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:04

Chapitre 13 : Et là, c’est le drame…

La porte grinçait, j’ai d’abord cru que j’étais dans un rêve, car cela m’arrive dans mes rêves de savoir qu’il s’agisse d’un rêve. Mais je me suis mordu la lèvre pour vérifier, mais cela n’était pas un rêve.
Je ne comprends pas, j’avais pourtant fermé la porte à clé hier soir, comme d’habitude. Et je suis le seul à avoir la clé de ma porte, à part Eric, qui a les doubles, mais je ne vois vraiment pas pourquoi il viendrait à l’improviste en plein milieu de la nuit, dans ma chambre.
La porte se referma, à nouveau tout doucement, comme si la personne qui venait d’entrer dans ma chambre, ne voulait pas se faire remarquer.
Quelques secondes passèrent, c’est alors que je sentis ma couverture bouger, je commençais vraiment à avoir peur. Une main me touchait la jambe, sous ma couverture, elle était douce, assez froide mais pas trop, elle me rappelait quelqu’un… Voila ! Cela ne pouvait être que Natacha ! Je soulevai ma couverture, et je la vis, là, en train de se rapprocher de moi.
« -Coucou, me fit-elle
-Natacha ! Mais que fais-tu là ?
-J’ai retrouvé la mémoire, je me souviens de tout maintenant, surtout de nous deux, me dit-elle avec une de ses voix charmantes.
-Ah ! Enfin, tu peux pas imaginer à quel point tu me manquais, j’avais hâte que tu retrouve la mémoire, le docteur m’avait conseillé d’être patient, mais c’était difficile.
-Oui, j’imagine que ça ne devait pas être simple pour toi, mais maintenant, on va en profiter ces prochains jours, jusqu’à ce que tu partes pour ta première course.
-Oui, on a plusieurs jours devant nous, dis-je ravi, avant de l’embrasser, comme si je ne l’ai jamais embrassé. »
C’est alors qu’il me vient à l’idée qu’il y avait un gros problème : le stage de pré-saison.
« -Merde ! J’ai oublié un gros détail, lui annonçai-je déçu, je dois partir dans quelques heures pour le stage de pré-saison avec le reste de l’équipe, je ne pensais pas que tu allais retrouver la mémoire avant un moment.
-Quoi ! Tu as accepté, je pensais pas que tu étais censé partir aussi, bon c’est pas grave, il suffit que tu leur dises que tu as changé d’avis.
-Que j’ai changé d’avis ! Comme ça ! Du jour au lendemain ! Ils vont jamais me croire, ils vont trouver cela bizarre, lui répondis-je perplexe.
-Mais tu n’as qu’à inventer quelque chose, je sais pas, que tu es malade par exemple.
-Malade ? Si je dis ça, je devrais rester ici pendant toute la semaine, et le médecin va bien se rendre compte que je n’ai rien. J’ai une idée, je dirais à Eric que j’ai besoin d’être seul, il comprendra.
-Bon ok, comme tu veux, le principal, c’est qu’on soit tout les deux, cette semaine. »
Et elle m’embrassa comme si elle avait la rage.
« -Je crois qu’on devrait arrêter là pour cette nuit, ça sera le bordel ce matin, il y aura du monde dans le couloir, il vaudrait mieux qu’on soit chacun dans notre chambre, va vite dans la tienne, on en profitera plus ces prochaines nuit. »
Elle m’a obéis, et me donna un dernier baiser pour la route, avant de s’en aller.

Le lendemain, c’est en sursaut que je me réveillai, à cause du réveil. Je me suis dépêché de m’habiller pour prévenir Eric et les autres, que je ne viendrais pas.
Je sortis de ma chambre, le couloir était rempli de coureurs qui emmenaient leurs affaires, puis je descendis les escaliers, avant de trouver Eric près de l’entrer, en train de discuter avec un médecin, Christian Blanchard.
« -Salut Eric, puis je fis un petit signe de politesse au médecin.
-Salut, Jean-Philippe, comment ça va ce matin ? Tes affaires sont prêtes ?
-Ben, justement, je voulais te parler à propos de ça, j’ai décidé de ne plus partir.
-Ah bon ? Mais pourquoi ça ?
-J’ai besoin d’être un peu, tu comprends, ça va être une année difficile pour moi.
-Oui, je comprends, c’est comme tu veux, et puis ça tombe plutôt bien, puisque Christian vient de me confirmer que Florent Brard ne pourrait pas venir non plus, il ne sera pas seul.
-Euh… Oui, répondis-je un peu gêné »
C’est pas vrai, je l’avais oublié celui-là, on ne peut décidemment pas être seul ici. J’en connais une qui sera déçue.

En fin de matinée, quand tout le monde fut partie -sauf Florent Brard- j’ai décidé de rendre une petite visite, sûrement attendue, à Natacha, dans sa chambre. Florent devait se retrouver dans sa chambre, donc pas très loin, il faut faire attention. J’ai frappé à la porte de la chambre de Natacha, le plus doucement possible. Elle m’ouvrit avec un large sourire.
« -Pourquoi as-tu toqué aussi doucement, on est seul.
-Et ben non, justement, on a un blessé sur le dos, Florent Brard n’est pas parti avec eux, à cause de sa grippe, le médecin préfère qu’il se repose ici.
-Oooh non ! C’est pas vrai, comment on va faire alors ?
-J’ai pensé à quelque chose. On pourrait partir loin d’ici pendant quelques jours, lui annonçai-je.
-Quoi ? Partir ? C’est une idée un peu folle, mais ma foi, pourquoi pas. »
C’est vrai que l’idée était folle, mais c’était le seul moyen de se retrouver tout les deux, j’avais décidé de partir le soir même, pour je ne sais encore où.

Nous avons passé une bonne partie de la journée ensemble, dans sa chambre, à discuter de tout et de rien, et à faire d’autres petites cochonneries (Vous voulez plus de détails, hein, bande de couquinoux, mais vous n’en saurez pas davantage).
En fin d’après-midi, alors qu’on s’ennuyait un peu, je décidai d’allumer la radio, c’est d’ailleurs un acte que j’allais regretter plus tard. J’ai mis sur une station locale, pour avoir les dernières nouvelles. La journaliste annonça un flash spécial :
« Bonjour, un flash spécial vient de nous parvenir. A l’instant, le vol 844 en provenance de Lille, et en direction de Barcelone vient de s’écraser, je répète, il vient de s’écraser. Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de survivants. »
Le vol 844 en direction de Barcelone, c’était celui que m’avait parlé Eric. Cette information venait de glacer.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:05

Alors vous en pensez koi
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:18

Gunner67 c'est toi??

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 18:26

non c'est quelqu'un sur un frum qui a fait le recit et moi je le retranscrit avec son accord
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 20:29

ok, j'ai cru que tu le recopiais SANS son accord!

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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 21:51

mais sinon est ce que vous aimez ce genre d'histoire ???
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Dim 18 Déc - 22:52

christvoeckler a écrit:
mais sinon est ce que vous aimez ce genre d'histoire ???
moi j'aime bien
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:17

Chapitre 14 : Une semaine en amoureux

Je me suis retourné vers Natacha, et je vis qu’elle était autant effrayée que moi. Elle se mit à crier que ça n’était pas possible, que ça n’arrive que dans les cauchemars ce genre de chose. Je la pris dans mes bras pour la réconforter, mais en fait j’étais encore plus paniqué qu’elle. Je suis ensuite allé dans la chambre de Florent, pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Comment lui annoncer ça ? J’avais pas l’habitude d’annoncer ce style de nouvelles, et j’espère ne jamais prendre l’habitude. Je toquai à sa porte, quelques secondes plus tard, il ouvrit. Il fut d’abord surpris de me voir au bord des larmes, et il me demanda ce qu’il se passait :
« -Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi tu es dans cet état ?
-Je viens d’apprendre une terrible nouvelle, ils ont eu un problème en avion.
-Quel genre de problème ?
-L’avion s’est écrasé… »
Et je ne pus m’empêcher d’éclater en sanglots.
« -Quoi ? C’est pas possible ! Nooooon, lança-t-il
-D’après la radio, il n’y aurait pas de survivants, terminai-je, toujours en pleurant »
Il se jeta sur son lit en pleurant, puis je suis retourné voir Natacha.
« -Je ne voudrais pas te faire de faux espoir, Jean-Philippe, mais j’ai un doute sur le numéro de l’avion.
-Comment ça un doute ? lui demandai-je
-Quand j’ai commandé les billets, il me semble qu’ils portés le numéro 840, et non 844.
-Pourtant, Eric m’avait dit 844…enfin je crois.
-J’ai une idée, Florent Brard n’est pas parti, tu n’as qu’à aller le voir, pour lui demander son billet, et tu sauras. »
Très bonne idée, j’y suis allé à toute vitesse. J’ai toqué à sa porte, et il m’a ouvert, toujours en train de pleurer.
« -Montre moi tout de suite ton billet d’avion, et surtout ne pose pas de question, lui ordonnai-je »
Sans broncher, il est allé ouvris un tiroir de son bureau, et il me l’a montré. Il y avait écris :
« Vol 840 en direction de Barcelone ».
J’étais soulagé, je me suis d’ailleurs mis à éclater de rire. Florent m’a demandé pourquoi je riais dans un moment pareil, et je lui ai parlé de ce quiproquo.
Ensuite, c’est à Natacha que je l’ai annoncé, et je l’ai, en plus, remercié de s’être rappelé du numéro du vol.

Une heure plus tard, nous sommes partis tous les deux. J’ai dis à Florent, que Natacha partait voir sa famille, et que moi aussi j’allais dans la mienne. Mais bien sûr, je lui ai menti.
Le soir, nous nous sommes arrêtés dans un hôtel de Cambrai, où nous avons passé la nuit. J’en ai profité pour lui demander pourquoi Eric et Bernard avaient l’air fâchés. Elle m’a répondue qu’elle ne savait pas exactement pourquoi, mais qu’il était question de la femme d’Eric. Elle aurait eu une aventure avec Bernard Quilfen, mais c’est qu’une rumeur.
Si c’est vrai, je comprends mieux pourquoi ils n’arrivent pas à se sentir, ces deux là.
Le lendemain, nous avons repris la route. En chemin, Natacha m’a dit qu’elle aimerait bien aller dans le parc d’attraction, Europa Park, car elle n’y est jamais allée. Je lui ai donc fais plaisir en acceptant d’y aller. Le soir nous nous sommes arrêtés à Strasbourg, pour manger, puis dormir.
Le lendemain, très tôt, nous sommes partis pour Europa Park. Le reste de la journée n’était qu’amusement et délire, dans ce grand parc d’attraction. Tellement grand, que nous sommes restés deux jours. Ce qui était bien, c’est qu’il y avait peu de monde, en cette période hivernale.
Le reste de la semaine, nous avons visités l’Est de la France, nous sommes restés tout le temps ensemble, on peut dire qu’on a rattrapé le temps perdu.
En chemin, je suis allé acheter L’Equipe, et j’ai pu voir que Palumbo, le sprinteur italien, avait remporté le tour d’Australie.

Ensuite, nous sommes rentrés, en espérant rentrer avant les autres. Heureusement, quand nous sommes arrivés, ils n’étaient toujours pas là. On est rentré dans la cuisine, puis nous nous sommes assis car nous étions très fatigués. Ensuite, Natacha m’embrassa, comme si cette semaine ensemble n’était pas suffisante. C’est alors, que nous nous sommes arrêté, nous nous sommes retournés, et nous vîmes Florent, en train de nous regarder. On venait de se faire démasquer. Nous lui avons demandé de ne rien dire à personne, et il s’est montré compréhensif. Il nous a promis qu’il n’allait rien dire aux autres. En parlant d’eux, c’est à ce moment là qu’ils sont rentrés. Les coureurs avaient l’air épuisés, après un ou deux jours de repos, ils seront fins près pour la nouvelle saison, je pense.
Eric est entré dans la cuisine, il m’a salué :
« -Salut Jean-Philippe, j’espère que tu as bien profité de cette semaine, car les choses sérieuses commencent d’ici quelques jours.
-Oui, on peut dire que j’ai bien profité, lui ai-je répondu en souriant.
-Au fait, il faut que je te parle dans mon bureau, tu pourras passer vers 18 heures. »

Comme il me l’avait demandé, j’ai frappé à la porte de son bureau, à 18 heures précises. Je suis entré, et j’ai vu que Bernard était aussi là, ça doit être sûrement pour parler boulot.
Je me suis assis à la chaise de libre, juste à côté de Bernard.
« Voilà, vous êtes ici pour parler du programme du mois de Février, quelques courses sont au programme, pour un début en douceur. »
Il nous a passé une feuille, sur laquelle, étaient écrite les courses au programme. Il y avait le GP d’Aubagne, le tour de Bessèges, le Tour Med, le GP du Haut-Var, le Trophée Lui Puig, la Classique Haribo, Gand-Lokeren et Kuurne-Bruxelles-Kuurne. A la lecture de cette dernière, mes mains tremblèrent, je me voyais encore tomber sur le deuxième secteur pavés, il y a 7 ans.
« Bon, je vous ai réparti dans chacune de ces courses, continua Eric, ça donne : le 3 février, le GP d’Aubagne pour Jean-Philippe, du 4 au 8 février, le tour de Bessèges pour Jean-Philippe aussi, du 11 février, le tour Med pour Bernard, le 21 février, le GP du Haut-Var pour Bernard aussi, le 22 février, le Trophée Luis Puig pour Bernard, et la Classique Haribo pour Jean-Philippe, le 28 février, Gand-Lokeren pour Bernard, et Kuurne-Bruxelles-Kuurne pour Bernard également. »
Après, une petite explication, j’ai réussi à m’approprier cette dernière course, car j’aimerai vraiment y retourner. C’est peut-être mon côté maso.

Quatre jours plus tard, nous voilà enfin à quelques heures de la première course de la saison.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:19

Chapitre 15 : Les grands débuts dans la peau du Directeur sportif

Je n’ai pas réussi à beaucoup dormir, mais après tout, ce sont surtout les coureurs, qui participeront à la course, qui ont besoin de sommeil. D’ailleurs, en parlant d’eux, Eric ne m’a toujours pas donné la liste des coureurs qui vont participer au GP d’Aubagne, demain. Il va sûrement me la donner ce matin, j’ai hâte de connaître les premiers coureurs à participer à une course.
Après m’être habillé, je suis allé voir où se trouvait Eric. Au premier étage, j’ai vu Natacha, je lui ai demandé où je pourrais le trouver. En échangeant un regard complice et très affectueux, elle m’a dit qu’il était probablement dans la cour, pour préparer le matériel, pour la course de demain.
J’y suis allé, et il se trouvait effectivement là.
« -Bonjour Eric ! Comment ça va ce matin ?
-Ca va plutôt bien, le matériel est bon, et j’ai un bon pressentiment pour demain, me répondit-il.
-En parlant de demain, j’aimerai connaître l’identité des coureurs qui y participeront.
-Ah oui, j’allais t’en parler, j’ai avant tout pensé aux coureurs en forme, en ce début de saison, et j’ai opté pour : Ludovic Auger, Yannick Talabardon, Thomas Terretaz, Loïc Lamouller, et les deux chefs de file, Samuel Dumoulin, si la course se termine par un sprint, et Frédéric Bessy.
-Merci, donc une belle liste dès la première course de l’année. »

J’ai passé le reste de la journée à discuter de stratégie avec les coureurs concernés. Le GP d’Aubagne est assez vallonné, donc il pourrait y avoir des attaques, j’ai conseillé à Frédéric Bessy d’attendre le plus tard possible pour lancer une attaque, et j’ai dit à Samuel Dumoulin d’attendre bien au chaud le sprint final, s’il y en a un.
En cyclisme, les stratégies d’avant course ne sont pas forcément suivies, car il peut se passer beaucoup de chose durant la course, mais il vaut quand même mieux en discuter avant.
Aubagne n’est pas très loin du siège Cofidis, donc nous pouvons partir demain matin à l’aube.

Après une nuit blanche, je me suis levé car il était l’heure, et j’avais hâte de goûter à la course en tant que Directeur sportif. Les coureurs se sont dépêchés, ils étaient déjà en bas à m’attendre. Nous sommes partis avec le car de l’équipe.
Pendant le trajet, nous avions eu droit au magazine L’Equipe, du jour, dans lequel j’ai pu lire que Lobbo avait gagné les deux premières étapes du Tour du Qatar.
Arrivés à Aubagne, les coureurs se sont échauffés. Ils avaient l’air bien en jambe, surtout Samuel Dumoulin. Ensuite, ils sont tous les six allés sur la ligne de départ, où on pouvait voir des coureurs comme Dean, Eisel ou Paulinho.
La course est partie calmement, personne n’osait attaquer dans les premiers km. A 210 km de l’arrivée, plusieurs coureurs sont parties, mais pas de Cofidis. J’ai demandé à mes coureurs de rester dans le peloton, pour l’instant. Ensuite, j’ai ordonné à Ludovic Auger de rouler en tête du peloton.
A 125 km de l’arrivée, d’autres coureurs sont partis, avec Loïc Lamouller, mais il n’a pas pu les suivre, il se retrouve en chasse-patate avec Pascual Llorente. Après quelques km, il a fini par rejoindre les echappés, il y eu donc 11 hommes à l’avant.
A 70 km de l’arrivée, plusieurs coureurs craquèrent, dont Loïc. Je suis monté à son niveau pour lui dire de terminer à son rythme.
A 43 km de l’arrivée, je rentrai en contact avec Frédéric Bessy, qui se trouvait dans le peloton :
« -Frédéric ? Je pense que c’est le moment d’attaquer, lui conseillai-je.
-Oui, en plus j’ai de bonne jambe.
-Tant mieux, la prochaine difficulté sera casse-pattes, si tu as de bonnes jambes, vas-y, lui ordonnai-je. »
Il obéi. Seul Eisel a pu le suivre, mais les echappés sont encore devant. Ensuite, plusieurs coureurs se sont echappés du peloton. Mais, le duo Bessy-Eisel fonctionnait bien, ils se rapprochaient des echappés, cependant, les autres poursuivants se rapprochaient aussi.
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:21

Chapitre 16 : Notre première victoire


Par la suite, Frédéric se fit reprendre par les poursuivants, mais les cinq echappés ont toujours de l’avance. Ils ne seront, d’ailleurs, pas repris. C’est Bourquenoud qui a empoché la victoire. Frédéric Bessy a terminé 12ème, les autres Cofidis ont fini dans le peloton. Frédéric était déçu, mais je lui ai dit qu’il avait tout donné, et qu’il pouvait être fier de lui.
Voila, ma première course venait de se terminer. J’avais un sentiment de soulagement, parce que j’avais pu coacher mes coureurs comme je l’imaginais, mais aussi de frustration, car nous n’avions pas gagné, malgré la belle opportunité avec Frédéric Bessy. Je me suis alors promis de réparer cette frustration par une victoire d’étape, lors du tour de Bessèges, qui commençait dès demain.

Après une nuit, à l’hôtel près d’Aubagne, où j’ai pu plus dormir que la veille, je me réveillai assez tôt, afin de ne pas être en retard pour la réception des coureurs pour le tour de Bessèges. Eric m’avait appelé la veille, d’abord pour me féliciter de ma première course dans la voiture de directeur sportif, et surtout pour me donner la liste des coureurs qui allaient participer aujourd’hui au tour de Bessèges, qui contenait 5 étapes relativement plates. Voici la liste : Samuel Dumoulin, qui fait figure de leader, et qui devrait remporter quelques étapes, et peut-être même le tour de Bessèges, après, Frédéric Bessy, qui a montré qu’il était en forme, ensuite, Arnaud Coyot, Ludovic Auger, Loïc Lamouller et enfin, Yannick Talabardon.
Ils sont arrivés avec un peu de retard, c’est pourquoi, on a dû se dépêcher pour ne pas arriver en retard, à Marseille, pour la 1ère étape.

Arrivés à destination, les coureurs ont eu juste le temps de prendre leurs vélos, et de se rendre à la ligne de départ. On pouvait y apercevoir des sprinteurs comme Kumna, Eisel, Dean ou J-P Nazon. J’ai attendu quelques km avant d’ordonner à Loïc Lamouller et Ludovic Auger de rouler en tête du peloton, d’autant plus que cinq coureurs étaient en échappée. Ces coureurs furent repris à 50 km de l’arrivée. A 10 km du terme, l’atmosphère était tendue, le sprint était prêt à se lancer. Dix km plus tard, j’ai pu exulter car Samuel Dumoulin venait de remporter ce sprint assez aisément, devant J-P Nazon et Dean. Je suis, immédiatement, sorti de la voiture pour serrer dans mes bras Samuel, et pour fêter ma première victoire. C’est alors qu’un journaliste, d’une radio locale apparemment, est venu pour m’interviewer. Je lui ai dit que j’étais heureux de cette victoire. Je me suis d’ailleurs un peu lâché en poussant quelques cris de joie au micro. A la question : à qui je dédiais cette victoire, j’ai répondu, après un silence, « elle se reconnaîtra », en pensant à Natacha.
Plus tard, le soir, nous avions décidé d’arroser ce joli succès. Les coureurs n’avaient, évidemment, le droit qu’à un seul verre de champagne. Nous pensions sérieusement pouvoir remporter ce tour de Bessèges, avec un Samuel Dumoulin en grande forme. La 2ème étape promettait le même type de course.

Nous y voilà, à cette 2ème étape, avec un Samuel Dumoulin qui se retrouve en jaune, et avec encore beaucoup d’ambition. La course est partie très calmement. C’est seulement au bout de 50 km que les premiers coureurs sont partis. Après une course très calme, où les rares échappées se sont fait reprendre tout de suite, le sprint put enfin être lancé. A la suite d’un sprint plus disputé que la veille, Samuel Dumoulin n’a prit que la deuxième place, juste derrière le néerlandais Kumna. Je l’ai félicité quand même, car il s’est bien battu.
Malgré tout, il conserve la première place au général.
Le reste de la journée fut tout aussi joyeux que la veille, cela montre la bonne ambiance émanant du groupe. En début de soirée, je suis allé dans ma chambre d’hôtel, pour réfléchir sur la course de demain. Elle était ressemblante aux deux premières, donc je pense qu’elle devrait se terminer à nouveau au sprint.
Après j’ai décidé de me coucher, mais j’ai entendu frapper à la porte. Je l’ai ouverte, et surprise, je vis Natacha devant moi. Je lui ai dit d’entrer, avant de l’enlacer dans mes bras.
« -Je suis vraiment content de te voir, mais que fais-tu là ? lui demandai-je
-J’ai prétexté être malade, pour pouvoir te rejoindre, car j’ai appris que vous avez gagné la 1ère étape, et j’ai voulu fêter ça avec toi.
-Oui, Samuel s’est montré très fort sur ce coup là. Mais en tout cas, tu m’as bien manqué, tu as entendu que je t’ai dédié la victoire ?
-Ah bon ? Non, je ne savais pas.
-Ah ! Ben oui, forcément, c’était un journaliste d’une radio locale marseillaise, tu n’as pas pu l’écouter. En tout cas, j’espère qu’aucun coureur ne t’a remarqué, tu as pris un risque.
-Non, t’en fais pas, j’ai bien fais gaffe, mais passons aux choses sérieuses, me fit-elle. »
Et elle me poussa sur le lit, avant de me sauter dessus, et de m’embrasser. Au bout de quelques caresses un peu partout, elle se leva, et m’ordonna de fermer les yeux et de me laisser faire. C’est ce que je fis.
D’abord, j’entendis un sac s’ouvrir, puis elle me prit une de mes mains. Elle la posa au bout du lit, j’eu l’impression qu’elle me l’attachait. Puis, elle fit de même avec l’autre main.
« Tu peux ouvrir les yeux ! » m’ordonna-t-elle
Je les ouvris, et je vis que je venais de me retrouver accroché au lit
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:24

Chapitre 17 : La fin du tour de Bessèges

« -C’est une blague j’espère ? lui fis-je
-Tu n’aimes pas ma surprise ? Je suis passé dans un magasin près d’ici, et je me suis dis qu’on pourrait s’amuser à faire les sados-masos. Qu’est-ce que t’en penses ?
-Je savais pas que tu avais un côté sado-maso, lui répondis-je
-Ben on en apprend tous les jours »
C’était ses derniers mots, avant qu’elle me fasse des petites gâteries dont elle a le secret. Elle avait pensé à tout, même aux menottes et aux fausses armes. Si je disais que cela ne m’a pas plu, je mentirais. Cependant, je peux avouer qu’elle m’a fait assez peur, je ne pensais pas ça d’elle. Le sado-masochisme n’a jamais été mon truc, je suis quelqu’un d’assez simple pour ça.
Je venais à peine de me réveiller le lendemain matin, que je comprenais mieux pourquoi, on interdit aux coureurs d’amener leur compagne pendant les courses. En effet, il me serait impossible de faire du vélo correctement aujourd’hui.
Natacha était toujours à côté de moi, c’est pourquoi je l’ai réveillé, pour lui dire que je partais rejoindre les coureurs. Elle m’a dit qu’elle allait rester encore quelques heures, et puis repartir au siège Cofidis, de façon à ne pas prendre le risque d’être vu par un coureur.

Rendez-vous donc à Nîmes pour cette 3ème étape, une étape qui devrait, à nouveau, convenir aux sprinteurs. Samuel Dumoulin était toujours porteur du maillot de leader, et il comptait bien le garder jusqu’au bout.
Quatre de mes coureurs sont tout de suite aller travailler en tête du peloton. Après une étape pauvre en attaque, encore, puisqu’il n’y avait qu’un seul coureur à s’être échappé, les sprinteurs se préparaient à se disputer la victoire.
A la suite d’un sprint très serré, on retrouvait le même duo que la veille, premier, Kemna, et deuxième, Samuel, déception donc pour lui, qui en plus, a perdu le maillot jaune.
En rentrant, les coureurs avaient l’air assez dépités. Autant d’effort pour ne terminer que deuxième.
Je leur ai dis qu’il fallait essayer de lâcher Kemna car il avait l’air d’être le plus rapide. Mais, ils m’ont répliqué que vu le manque de difficulté, il était impossible de lâcher un coureur comme Kemna. Mais, dans la prochaine étape, il y aura trois petites côtes, il fallait donc rendre cette étape difficile.

Après une nuit plus tranquille que la précédente, j’ai pu retrouver mes coureurs au départ de la 4ème étape.
Les choses sérieuses ont commencés très tôt, avec plusieurs offensives dès les premiers km, mais ils ont été repris à 50 km de l’arrivée. Au pied de l’avant-dernière difficulté, j’ai ordonné à quatre de mes coureurs de rouler à bloc en tête du peloton. Mais Kemna n’a toujours pas lâché prise en haut de la bosse, cependant, on pouvait ressentir beaucoup de fatigue sur son visage.
Au pied de la dernière côte, plusieurs coureurs se sont échappés. Frédéric Bessy a décidé d’y aller avec eux. Les coureurs sont éparpillés un peu partout. Frédéric s’est fait reprendre par le peloton, alors je lui ai dis de travailler pour Samuel, car Kemna avait du mal à suivre. Cependant, les échappés avaient plus d’une minute d’avance.
Le maillot jaune, Kemna, est officiellement lâché, mais pour le récupérer, il faudrait revenir sur les échappés, or il reste 10 km.
Finalement, on ne reviendra pas sur les échappés, et c’est Mengin qui a remporté cette étape. En plus, Kemna a terminé dans le même temps que Samuel Dumoulin. Notre leader se trouva à la 10ème place du général.
C’était une déception pour toute l’équipe, qui a fournie énormément d’effort, mais on est tombé sur plus fort que nous. Mais Samuel Dumoulin garde quand même l’espoir de remporter la dernière étape demain.

Nous voici donc à cette dernière étape, attendu par tous les coureurs fatigués.
Dès le début de l’étape, dans le seul col du jour, Loïc Lamouller tente une attaque. Gorka Gonzalez l’a rejoint quelques km plus tard. Loïc profitait de cette échappée pour prendre des points pour le classement de la montagne. A 50 km du terme, les deux coureurs se sont fait reprendre.
Le reste de l’étape fut très calme, on pouvait donc attendre le sprint final. Samuel Dumoulin n’a pu accrocher seulement la troisième place, derrière le gagnant Eisel, et Kemna.
C’est finalement Dean, qui a remporté ce tour de Bessèges. Samuel Dumoulin l’a fini à la 10ème place.
Après les festivités finales, longue pour Cofidis, puisque Samuel Dumoulin, a terminé 1er du classement des jeunes et 3ème du classement par points, et Loïc Lamouller a remporté le classement de la montagne, on a pu enfin prendre l’avion, direction le Nord, pour rentrer au siège.
Dans l’avion, Arnaud Coyot est venu s’asseoir à côté de moi.
« -Ca va, Arnaud ? Pas trop fatigué ?
-Un peu, mais ça fait partie des difficultés du métier, me répondit-il, euh … j’ai quelque chose à te demander Jean-Philippe…
-Oui quoi, je suis tout ouï, lui répondis-je en souriant
-Je me demande ce que faisait, Natacha, la secrétaire, à notre hôtel, il y a deux jours »
C’est pas vrai ?! Il l’avait vu !
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MessageSujet: Re: La constellation bleue [Arrêté]   Lun 19 Déc - 13:25

Chapitre 18 : Le chantage d’Arnaud Coyot

Je m’en doutais qu’elle avait pris trop de risque, mais que faire ? Que devais-je lui répondre ? Je ne savais vraiment pas quoi répondre, mais heureusement quelques petites secousses m’ont permis de réfléchir un peu plus longtemps.
« -Ben, en fait, elle est allée rendre visite à des personnes de sa famille, et comme c’était à côté, elle a décidée de rendre une petite visite à l’équipe. Mais elle ne vous a pas trouvée, les coureurs, alors elle est allée me voir, moi uniquement, lui ai-je répondu.
-Ah bon, et comment ça se fait qu’un ami à moi l’a vu repartir en fin de matinée ? T’appelles ça une petite visite ? »
C’est pas vrai !? Il me surveillait ou quoi ? Bon, tant pis, j’avais décidé de lui dire la vérité.
« -Euh …effectivement, elle est partie le lendemain matin, car elle est restée toute la nuit, lui répondis-je à voix basse.
-Vous avez passé la nuit ensemble, vous avez…
-Oui, mais parle plus doucement, lui ordonnai-je, en fait, on est ensemble depuis plusieurs semaines, mais surtout ne le dit à personne, ok Arnaud ? »
Arnaud Coyot réfléchi, puis il me répondit.
« -Tout ceci restera entre nous, à une seule condition, me répondit-il.
-Oui, laquelle ?
-Mon rêve est de participer au Tour de France, et ce, le plus tôt possible. Et donc, je voudrais y participer dès cette année. Je te demande de faire en sorte, que je fasse partie des coureurs qui prendront le départ du Tour, en Juillet prochain.
-Quoi ? Mais c’est Eric qui décide de ça, pas moi, lui fis-je.
-Je sais, mais tu as quand même ton mot à dire, non ?
-Oui, mais enfin, je vais essayer de le forcer au cas il ne veut pas.
-C’est soit ça, ou soit, j’informe tout le monde de ton aventure avec la secrétaire, me menace-t-il du haut de ses 1m95.
-Ok, mais on verra ça en temps voulu, conclu-je. »
Je trouvais qu’il était gonflé de me faire du chantage comme ça, mais enfin c’est toujours mieux que s’il l’avait dis à tout le monde. En tous les cas, ça fait maintenant deux coureurs qui sont au courant de noter liaison, après Florent Brard, qui s’était montré compréhensif, c’est Arnaud Coyot, qui lui s’est montré bien moins sympathique.
Enfin, bref, nous étions arrivés à Lille, je vais enfin, bientôt, pouvoir me reposer dans ma chambre.

Après une nuit de sommeil complet, comme ce la ne m’était plus arrivé depuis longtemps, j’ai annoncé à Natacha, la mauvaise nouvelle, au sujet d’Arnaud Coyot, elle était assez inquiète, et surtout elle se sentait fautive, mais je lui ai dis que ça n’était pas de sa faute. Même si je pense l’inverse.
Ensuite, Eric m’a félicité pour nos résultats, qu’il a qualifié de, très corrects. La prochaine course pour Cofidis, était le tour Med, qui démarre d’ici deux jours. Mais, je pourrais me reposer, car ce n’est pas moi qui vais m’en occuper, mais Bernard Quilfen.
Eric m’a d’ailleurs confier la liste des coureurs qui allaient y participer : Samuel Dumoulin, Loïc Lamouller, Patrice Halgand, Arnaud Coyot, Frédéric Bessy, Ludovic Auger, Florent Brard et Christophe Oriol.

Deux jours plus tard, Bernard est parti avec les coureurs, en direction du Sud pour ce tour Med, avec des têtes d’affiches présentes comme Petacchi, Boonen ou Bartoli.
En fin de journée, j’allume ma radio pour entendre les résultats de la 1ère étape, et j’appris qu’Arvesen avait remporté cette étape. Le Cofidis le mieux placé était Samuel, décidément en forme, il a terminé à 1 min 23 du vainqueur.
Le lendemain, c’est Vandenbroucke, qui a remporté la 2ème étape, Halgand n’a terminé seulement 40ème. Il est 28ème au général.
Pour la 3ème étape, qui s’est terminé au sprint, c’est l’incontournable Petacchi qui s’est imposé, juste devant Samuel. J’ai d’ailleurs aussi appris que Cipollini avait gagné la 1ère étape du tour de Ligurie.
Ensuite, j’ai appelé Bernard, pour qu’il félicite, Samuel Dumoulin, de ma part. Il a dit que j’avais fait du bon boulot avec Samuel, dans les courses précédentes, car il a une très bonne condition physique.
Le lendemain, arrivée au sprint à nouveau pour la 4ème étape, et, à nouveau, Petacchi en a été le gagnant, mais cette fois-ci, Samuel Dumoulin ne prend que la 3ème place. Le Cofidis le mieux placé au classement général était Patrice Halgand, avec une moyenne 29ème place. A noter, que Palumbo a remporté la 2ème étape du tour de Ligurie.
La 5ème étape était un contre-la-montre, qui pourrait permettre à Patrice Halgand de gagner quelques places
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